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Recrudescence de migrants au chemin Roxham

Un chauffeur de taxi américain montre à une famille du Nigeria où se présenter pour entrer au Canada.

Photo : Radio-Canada / Myriam Fimbry

Radio-Canada

Depuis dimanche, une centaine de migrants traversent quotidiennement la frontière canado-américaine par le chemin Roxham, près de Saint-Bernard-de-Lacolle, au Québec. C’est deux fois plus qu’au cours des dernières semaines. Une situation qui donne l’occasion aux partis politiques fédéraux de croiser le fer sur l’immigration.

Un taxi qui arrive de Plattsburgh se présente du côté américain du chemin Roxham. Trois femmes et un petit garçon, originaires du Nigeria, en descendent. Un peu plus tard, un autre taxi se présente au même endroit. Cette fois, c'est un homme seul qui se présente, arabophone, qui vient de la Libye.

Prévenu par l'agent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qu'il sera arrêté s'il franchit le fossé, il hésite quelques minutes encore.

Le chauffeur de taxi cherche la traduction en arabe sur son téléphone, puis lui dit que c'est maintenant à lui de décider.

« Tu décides si tu veux partir et traverser maintenant », dit le chauffeur de taxi en arabe.

« Oui, j'ai besoin, je veux partir », répond l'homme.

« Dans ce cas, vas-y », dit le chauffeur de taxi.

Il porte un sac à dos et tient une valise.

Un demandeur d'asile libyen au chemin Roxham

Photo : Radio-Canada / Myriam Fimbry

L'homme traverse au Canada avec sa valise.

Le chauffeur de taxi amène ici de 10 à 15 familles par jour. Elles viennent de pays variés, principalement d'Afrique.

C'est une clientèle totalement différente que par le passé, explique Jean-Pierre Fortin, président du Syndicat des douanes et de l'immigration

Pour les agents, ces gens arrivent souvent au Canada sans papier. Les entrevues sont très longues et le travail est assez fastidieux pour s'assurer que ces personnes-là demandent l'asile de façon conforme aux lois canadiennes.

En Chambre à Ottawa, le député conservateur Pierre Paul-Hus dénonce le manque de fermeté des libéraux.

Est-ce que le premier ministre du Canada va oser demander au président des États-Unis une renégociation de l'accord des pays tiers sûrs?

L'entente sur les tiers pays sûrs est à l'origine des passages irréguliers à la frontière canadienne, car en vertu de cet accord, s'ils se présentent aux points d'entrée réguliers, les migrants venant des États-Unis sont refoulés sans pouvoir présenter de demande d'asile au Canada.

Avec les informations de Myriam Fimbry

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