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Trump rappelé à l'ordre par la présidente de la Commission électorale

Donald Trump à la Maison-Blanche.
Le président Trump a été pris à partie par la présidente de la Commission électorale fédérale. Photo: Reuters / Leah Millis
Radio-Canada

Une journée après avoir indiqué qu'il accepterait des informations fournies par un gouvernement étranger dans le but d'être réélu en novembre prochain, le président des États-Unis, Donald Trump, a été rabroué par la présidente de la Commission électorale fédérale (FEC) américaine, qui a rappelé qu'agir de la sorte était illégal.

« Je n'aurais pas cru devoir dire cela », a ainsi indiqué jeudi sur Twitter Ellen L. Weintraub, avant de publier un communiqué officiel provenant de la FEC.

Elle rappelle dans le communiqué qu'« il est illégal, pour quiconque, de solliciter, d'accepter ou de recevoir quoi que ce soit ayant une valeur de la part d'un ressortissant étranger en lien avec une élection américaine ».

Elle ajoute également que quiconque sollicite ou accepte une telle aide étrangère « risque d'être la cible d'une enquête fédérale », et que si une équipe de campagne reçoit une offre pour obtenir de l'aide étrangère, elle doit immédiatement contacter le FBI, la police fédérale américaine.

Il ne s'agit pas de la première passe d'armes entre le président et Mme Weintraub. En 2017, elle sommait M. Trump de fournir des preuves après que ce dernier eut soutenu qu'une fraude électorale « massive » avait eu lieu l'année précédente au New Hampshire.

Par la suite, les frères Koch, des magnats des combustibles fossiles fortement campés à droite, avaient lancé une campagne pour que Mme Weintraub fasse l'objet d'une enquête pour violation des règles éthiques.

Mercredi, Donald Trump a déclaré en entrevue qu'il ne refuserait pas des informations fournies par un pays étranger et visant à nuire à son opposant à l'élection présidentielle de 2020.

Interrogé par un journaliste de la chaîne ABC pour savoir si son équipe de campagne accepterait des informations compromettantes, venues par exemple de Russie ou de Chine, sur ses adversaires ou si elle en informerait plutôt le FBI, Donald Trump a répondu : « Je pense que vous faites peut-être les deux ».

Il a poursuivi : « Si quelqu'un appelait d'un pays, [par exemple] la Norvège, [et disait] : "Nous avons des informations sur votre adversaire", je pense que je voudrais écouter. »

Donald Trump, président des États-Unis

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