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Des travailleurs guatémaltèques en renfort chez Nutrinor

Manuel-Alexander et Jefferson sont originaires du Guatémala et travaillent à la Charcuterie L.F. Fortin de Saint-Coeur-de-Marie. Photo: Radio-Canada / Catherine Paradis
Radio-Canada

Quinze Guatémaltèques ont été embauchés à la Charcuterie Fortin d’Alma et à la Fromagerie Perron de Saint-Prime, toutes deux propriétés de Nutrinor.

Comme d'autres entreprises de la région, la coopérative a recours à des travailleurs étrangers pour combler ses besoins de personnel.

Avec un salaire de 14 $ de l'heure, Manuel Alexander Olivia Castaneda et Jefferson Otoniel Arriaza Fajaro gagnent en une semaine ce qu'ils gagnaient en un mois au Guatemala.

Je veux découvrir une autre culture et aider mon père et mes frères dans mon pays.

Jefferson Otoniel Arriaza Fajaro

J’aime beaucoup ça ici, c’est une belle expérience, renchérit son compatriote Manuel-Alexander Olivia Castaneda.

C'est la première fois que la Charcuterie Fortin, qui a des installations à Alma et dans le secteur de Saint-Coeur-de-Marie, accueille des travailleurs étrangers.

Présentement, on ne réussit pas à désosser tout ce qu’on a besoin dans une semaine. Il y a des semaines comme cette semaine où j’achète environ 16 000 kilos de viande désossée. Ça coûte plus cher d’acheter de la viande désossée, met en relief le coordonnateur de production, Daniel Desbiens.

Des travailleurs manipulent des briques de fromage frai dans une longue cuve.Des travailleurs guatémaltèques travaillent aussi à la Fromagerie Perron de Saint-Prime. Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Manuel-Alexander et Jefferson habitent dans l'ancien presbytère de Saint-Cœur-de-Marie avec d’autres travailleurs.

Pour les aider à s'intégrer, Raul Jardines leur sert de traducteur.

Ils vivent une belle expérience et ils disent que la relation patron-employé est bonne.

Raul Jardines, intégrateur et traducteur

Fromagerie Perron

À la Fromagerie Perron de Saint-Prime, où des travailleurs étrangers temporaires ont aussi été recrutés, tous les moyens sont bons pour communiquer, incluant les applications qui permettent d’obtenir des traductions de l’espagnol au français en un tournemain.

Un écran de cellulaire affichant des phrases traduites du français à l'espagnol. Les outils de traduction numériques sont utiles pour les travailleurs étrangers. Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Il faut tout traduire […]. C’est vraiment beaucoup de travail et beaucoup de temps, poursuit Raul Jardines.

Les travailleurs guatémaltèques resteront jusqu'en janvier. Nutrinor met la gomme pour qu’ils apprécient leur séjour en sol jeannois. Si l'expérience est concluante, l’entreprise a l’intention de récidiver.

On a évalué différents projets pour nous aider à supporter la croissance de nos opérations. On pense qu’avec le temps, il va y avoir un noyau de travailleurs qui vont revenir et qui vont être capables de former des nouveaux, affirme la conseillère en ressources humaines chez Nutrinor, Marie-Claude Paradis.

D'après le reportage de Catherine Paradis

Saguenay–Lac-St-Jean

Économie