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Réactions mitigées en Saskatchewan après la condamnation de Husky Energy

Vue aérienne de pipelines

En juillet 2016, 225 000 litres de pétrole provenant d’un pipeline de Husky Energy se sont déversés dans la rivière Saskatchewan Nord

Photo : Gouvernement de la Saskatchewan

Radio-Canada

Au lendemain de la condamnation de Husky Energy à payer 3,8 millions de dollars pour un déversement de pétrole survenu en 2016, les réactions sont mitigées en Saskatchewan.

Le maire de Prince Albert, Greg Dionne, qui avait déclaré l'état d'urgence dans sa municipalité en juillet 2016, se dit plus que satisfait du travail de la compagnie Husky Energy après le déversement.

Selon lui, le fait que l'entreprise a déboursé plusieurs millions de dollars en infrastructures et en projets communautaires dans la ville démontre qu'elle est vraiment désolée de ce qui s'est passé, affirme-t-il.

Le chef de la Première Nation Little Pine, Wayne Semaganis, a assisté aux audiences de la compagnie Husky Energy, mercredi, à la Cour provinciale de Lloydminster, en Saskatchewan.

Pour sa part, il regrette que la compagnie albertaine n'en ait pas fait plus pour réduire les effets du déversement de pétrole survenu il y a trois ans.

C'est incomplet. Husky Energy n'a pas tout nettoyé.

Wayne Semaganis, chef de la Première Nation Little Pine

Il souligne le fait que les membres de sa communauté ont encore de la difficulté à pêcher et à cultiver leurs terres. Il craint que d'autres déversements de ce genre ne se produisent.

La FSIN se questionne

De son côté, la Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan (FSIN) s’est dite satisfaite que Husky Energy ait reconnu sa responsabilité, mais trouve inquiétant que la Cour ait prononcé une peine aussi clémente face à l’ampleur de la catastrophe.

Elle souhaiterait que la province et le gouvernement fédéral assument leur manque de surveillance des entreprises pétrolières.

La FSIN a toujours exprimé ses préoccupations au sujet du code de l’environnement de la province, qui permet aux promoteurs du développement des ressources de se surveiller eux-mêmes.

Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan (FSIN)

La Fédération espère que les Premières Nations participeront désormais aux nouvelles lois pour protéger les terres, car cette catastrophe en a empêché plus d’un de chasser ou de cueillir, conclut-elle dans un communiqué.

Avec les informations de Gabrielle Proulx

Saskatchewan

Industrie pétrolière