•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Dépotoir clandestin à Caraquet : « Je ne pouvais pas y croire! »

Sylvie Larocque a découvert ce dépotoir improvisé lors d'une promenade en véhicule tout-terrain dans l'arrière-pays de Caraquet.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Radio-Canada

Une résidente de Caraquet, Sylvie Larocque, dit être tombée sur un dépotoir sauvage par hasard, la fin de semaine dernière, en faisant une randonnée en véhicule tout-terrain.

Le dépotoir improvisé comprend un amas de déchets de construction, des articles ménagers, des jouets, des ordures, etc.

Disons que, si c’est quelqu’un qui l’a jeté sur un terrain privé et que ce n’est pas à lui le terrain, le propriétaire ne devrait pas être content. Et si c’est le propriétaire, il y a bien d’autres façons de disposer du matériel [de manière] un peu plus sécuritaire pour l’environnement, affirme Mme Larocque.

Elle était consternée en voyant cette scène.

Je ne pouvais pas [y] croire. Des fois, on en voit souvent. On va voir du matériel ici et là. En quantité comme ça, c’est rare qu’on voie ça. [J’étais] choquée assez pour prendre des photos et faire réaliser ce qu’on trouve. On n’en revenait pas. C’est beaucoup de matériel.

Je trouve ça incroyable. Il n’y a pas une journée dans les médias qu’on ne parle pas de la pollution de l’environnement, de la pollution des océans, du gaz à effet de serre, du plastique qui encombre la planète. Je ne peux pas croire qu’une personne [ait pu] faire ça.

Sylvie Larocque
Sylvie Larocque devant le dépotoir improvisé.

Sylvie Larocque affirme qu'il n'y a aucune raison de jeter des déchets dans la nature avec toutes les solutions gratuites de ramassage des déchets qui sont offertes aux Néo-Brunswickois.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Selon elle, la solution pour enrayer ce phénomène est de sensibiliser les gens au respect de l’environnement et de mieux les informer des solutions offertes par les services publics de traitement des déchets.

Un problème récurrent

Le maire de Caraquet, Kevin Haché, se désole qu’un problème récurrent, dans sa région et ailleurs, subsiste.

En 2019, c’est désolant qu’on est encore obligé de parler de dépotoirs clandestins. Il n’y a pas de raison pour ça aujourd’hui. On [la Municipalité de Caraquet] ramasse de tout. [...] Il y a des jouets d’enfants, du plastique, des vélos, appelez et on va les ramasser!

Les gens ne devraient même rien jeter par terre, ajoute-t-il.

Il y a des poubelles partout, des installations. Nous, à Caraquet, on a un écocentre qui permet aux gens de venir jeter leurs branches, leurs affaires. On fait tout notre possible pour vraiment aider les gens.

Kevin Haché, maire de Caraquet
Une pile de déchets.

Les dépotoirs improvisés sont un problème récurrent dans les zones rurales du Nouveau-Brunswick et d'ailleurs.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Il estime que la solution viendra d’une conscientisation générale.

Je pense que c’est la sensibilisation. Si jamais les gens voient quelqu’un le faire, leur dire de ne pas le faire et d’aviser les personnes concernées. Il faut que ça arrête!

Au Nouveau-Brunswick, les citoyens qui jettent des déchets illégalement sont passibles d'amendes qui peuvent varier de 500 $ à 20 500 $.

Nouveau-Brunswick

Pollution