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Plage Parlee : le Nouveau-Brunswick assouplit son protocole de surveillance de l’eau

La plage Parlee avec quelques baigneurs dans l'eau.

Les autorités sanitaires jugent qu'il n'est pas nécessaire de fermer la plage Parlee à la baignade par mesure préventive après de fortes pluies.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Nouveau-Brunswick cessera de considérer automatiquement que les eaux de la plage Parlee sont impropres à la baignade après une forte pluie. Il estime qu’il n’y a pas nécessairement de lien direct entre des pluies abondantes et une montée des taux de bactéries dans l’eau.

Cela fait partie de changements adoptés au protocole de surveillance de la qualité des eaux à la plage Parlee, mis en vigueur en 2017 à la suite d’une série de reportages sur la mauvaise qualité de ces eaux.

La médecin-hygiéniste en chef de la province, la Dre Jennifer Russell, s’est rendue à la plage Parlee jeudi matin pour annoncer des assouplissements à ce protocole.

Elle a affirmé que les données des deux dernières années ont démontré que des précipitations abondantes de pluie ne sont pas un indicateur fiable de niveaux bactériologiques élevés.

28 avis d'interdiction de baignade en 2017-2018, 4 justifiés

En suivant cet indicateur, la Santé publique a affiché 28 avis d’eau impropre à la baignade en 2017 et en 2018, par mesure préventive. Or, des tests subséquents ont démontré que les bactéries dépassaient les normes dans seulement quatre de ces cas.

Un panneau sur lequel il est écrit que l'eau est impropre à la baignade

Baignade interdite ou permise? Des panneaux à la plage Parlee informent les visiteurs.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Dans les faits, 98 % des échantillons d’eau de la plage Parlee analysés l’année dernière respectaient les normes fédérales, sur lesquelles se fonde le protocole provincial, a précisé la Dre Russell.

Elle encourage tout de même les Néo-Brunswickois et les visiteurs à la plage de respecter certaines précautions élémentaires : ne pas avaler de l’eau de baignade, ne pas exposer des coupures, des blessures ou des plaies ouvertes à ces eaux, se rincer en sortant de l’eau et se laver les mains avant de manger.

Des résultats de tests plus rapides

Parmi les autres changements, le gouvernement provincial annonce que l’affichage en ligne des résultats des analyses de l’eau sera automatisé. Le public y aura donc accès plus rapidement.

Tout en ayant adopté le protocole de surveillance de la qualité de l’eau à la plage Parlee, l’ancien gouvernement de Brian Gallant s’était efforcé de défendre la réputation de cette plage phare du Nouveau-Brunswick, en dépit des nombreux avis d’interdiction de baignade que le protocole avait entraînés.

Le ministre de la Santé se baigne et met de l'eau de la plage Parlee dans sa bouche.

Aux grands maux les grands moyens : l'ancien ministre de la Santé Benoît Bourque avait tenu à montrer qu'il avait entièrement confiance dans la bonne qualité de l'eau de la plage Parlee en y piquant une tête, en août 2018.

Photo : Ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick

L’ancien ministre de la Santé, Benoît Bourque, avait affirmé qu’en dépit de ces avis, la qualité de l’eau à la plage Parlee demeurait en général excellente. Il estimait que le Nouveau-Brunswick avait adopté un système de surveillance plus rigoureux qu’ailleurs au pays, ce qui expliquait les nombreux avis.

Redorer l'image de la plage

Le ministère du Tourisme s'engage aussi à redorer l'image du parc provincial.

Allan Bard, sous-ministre adjoint responsable des parcs et des sports, indique que la province ne veut pas se contenter d'essayer d'attirer les gens du Québec et de l'Ontario, mais aussi les Néo-Brunswickois.

On veut attirer les gens de Moncton, de Shediac, de Cap Pelé. On veut que les gens retournent à la plage et qu'ils voient que la plage est de qualité, dit M. Bard.

L'Association Red Dot de Pointe-du-Chêne, qui se dévoue à la protection de la plage Parlee, se dit rassurée que le gouvernement continue de surveiller la situation.

Ce qui m'a frappé le plus, c'est le fait qu'ils vont continuer à faire des recherches, continuer à faire des études pour trouver où est la source de pollution, observe le vice-président de l'organisme, Arthur Melanson. Pour nous autres, c'est ça qui est important.

Avec des informations de Camille Bourdeau

Nouveau-Brunswick

Santé publique