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Vente d’Air Transat : Mach entend déposer une offre formelle

Le siège social de Air Transat au 300 Léo-Pariseau à Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

La compagnie Transat A.T., convoitée par Air Canada et par le Groupe Mach, a enregistré des résultats à la baisse au deuxième trimestre.

En conférence de presse, le président-directeur général Jean-Marc Eustache a affirmé n’avoir reçu aucune proposition formelle d’achat de la part du Groupe Mach. Ce dernier avait signifié, il y a une dizaine de jours, son intérêt à acquérir Transat A.T. pour 14 $ l’action.

De son côté, le président du Groupe Mach, Vincent Chiara, a pourtant assuré à La Presse canadienne, en fin de journée, que son entreprise irait de l'avant avec le dépôt d'une offre.

« Nous allons en déposer une. Nous n'avons aucune obligation envers Air Canada », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, Radio-Canada a appris que deux groupes québécois veulent se joindre au Groupe Mach pour acheter Transat. La nouvelle a été communiquée par M. Chiara.

Le développeur immobilier souhaiterait toutefois faire cavalier seul pour l'instant, selon ce qu'a indiqué le président de Mach.

Transat A.T. poursuivra ainsi, jusqu'au 26 juin, ses discussions exclusives avec Air Canada, qui propose d’acheter le transporteur à 13 $ l’action.

Nous ne pouvons garantir que la période d'exclusivité se soldera par une entente définitive, dit le PDG de Transat A.T., Jean-Marc Eustache.

Selon Louis Hébert, professeur titulaire du Département de management à HEC Montréal, Transat A.T. a tout intérêt à encourager la multiplication des offres d'achat.

« Ils doivent se dire : "C'est fini, nous serons vendus", et chercher à favoriser une surenchère pour pousser Air Canada à augmenter son offre », a-t-il supposé en entrevue.

Le futur propriétaire devra non seulement « avoir les poches profondes » pour mettre la main sur la compagnie, mais aussi « avoir les moyens de la mettre en valeur », a ajouté M. Hébert.

« Il y a toutefois toutes sortes de règles qui régissent ce genre de situations; il y a d'abord un devoir de transparence, parce qu'il faut que les marchés soient au fait des différentes démarches », a-t-il précisé.

Une moins bonne performance

Au deuxième trimestre qui s’est terminé le 30 avril, l'entreprise établie à Montréal a affiché une perte ajustée de 6,3 millions de dollars, ou 17 cents par action, par rapport à une perte ajustée de 500 000 $, ou 1 cent par action, il y a un an.

Ce résultat s'est néanmoins révélé supérieur aux attentes des analystes sondés par Thomson Reuters Eikon, qui prévoyaient une perte ajustée par action de 23 cents.

L'entreprise explique cette performance par une hausse des prix du carburant et un repli du huard par rapport au dollar américain.

Le bénéfice net de Transat A.T. a été de 2,3 millions de dollars, ou 6 cents par action, en recul comparativement à 7,9 millions de dollars, ou 21 cents par action, à la même période l'an dernier.

Avec les informations de Maxime Bertrand

Avec les informations de La Presse canadienne

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