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Une famille lance un avertissement contre l'adoption d'animaux de compagnie

Un chien assis dans une cuisine.

Sur la recommandation de son vétérinaire, Paul McDonald a décidé que Griz devait être euthanasié parce que le chien souffrait et qu'il serait difficile de le rééduquer.

Photo : Facebook : Homeless and Injured Animal Rescue of Canada (HIARC)

Radio-Canada

Des Manitobains lancent un avertissement à ceux qui voudraient adopter un animal de compagnie par l'entremise de l'agence Homeless and Injured Animal Rescue of Canada (HIARC). Ce n'est qu'après l'attaque de leur fils par un chien qu'ils venaient d'adopter qu’ils ont appris les antécédents de l'animal.

Paul et Arlene McDonald ont adopté, Griz, un mastiff mâle de 5 ans, par l'entremise de l’agence HIARC au début du mois de juin.

Griz est soumis et très sympathique; il est génial avec les enfants et les autres chiens, écrivait l'agence dans une annonce.

Quelques jours après avoir contacté l’agence d’adoption, la famille quitte son domicile de Carberry, dans le sud-ouest du Manitoba, pour se rendre à Headingley, près de Winnipeg, afin de rencontrer un bénévole et de récupérer le chien.

Cependant, le chien était en route à partir des États-Unis avec un autre bénévole et est arrivé un peu plus tard, raconte Arlene McDonald.

Elle ajoute que le chien, appelé Griz, semblait nerveux au début, mais comme la situation était nouvelle pour lui, les membres de la famille n’ont pas été préoccupés outre mesure.

Arlene et Paul McDonald étaient certains qu'il serait gentil avec les enfants. Ils ont payé 400 $ et sont repartis vers Carberry sans incident.

Le lendemain matin, Mme McDonald a attaché Griz à une laisse dans la maison, car elle ne savait pas comment il se comporterait avec les chats. Avant de partir pour l'école, son fils de 11 ans a voulu dire au revoir au chien.

Une famille dans un véhicule.

Quelques jours après avoir contacté l’agence d’adoption, la famille quitte son domicile à Carberry dans le sud-ouest du Manitoba, pour se rendre à Headingley près de Winnipeg, afin de rencontrer un bénévole et de récupérer le chien.

Photo : Arlene McDonald

Le chien a grogné, et avant même que mon fils ait eu le temps d’enlever sa main, Griz s'est précipité et l'a attrapé par le cou. Il l'a même fait tomber dans les escaliers, raconte la mère de famille.

Paul McDonald s’est empressé de conduire le garçon à l’hôpital pour soigner des égratignures superficielles.

Le jour de l'attaque, le père de famille a emmené Griz chez le vétérinaire pour le munir d'une muselière. Le vétérinaire s'est cependant inquiété quand le chien est devenu agressif avec le personnel de la clinique, dit Paul McDonald.

Sur la recommandation de son vétérinaire, Paul McDonald a décidé que l'animal devait être euthanasié parce qu'il souffrait sur le plan mental et qu'il serait difficile de le rééduquer.

C’est seulement après que le chien eut été euthanasié que la famille McDonald a pu obtenir le dossier médical de Griz.

On pouvait lire partout dans le document que c’était un chien agressif, raconte Mme McDonald, qui a commencé à croire que le chien n'avait pas été maltraité, mais qu’il avait plutôt des problèmes de comportement importants.

Un garçon montre ses blessures au cou.

Le garçon de 11 ans a subi des blessures au cou.

Photo : Arlene McDonald

L’agence d’adoption HIARC reconnaît qu’elle n’a jamais vu le chien avant l'adoption, mais qu'elle faisait confiance à une famille bénévole qui avait accueilli le chien pendant une semaine.

Griz vivait avec des enfants de 4 ans et d'autres chiens. On ne nous a jamais signalé de problèmes d'agressivité, affirme le directeur de l’HIARC, Michael Purkhardt.

À mon avis, le chien de la famille McDonald, qui n'aime pas trop les autres chiens, était jaloux de voir que Griz recevait de l'affection des enfants et a mordu le garçon , dit-il.

On ne sait pas ce qui s'est réellement passé, ajoute le directeur de l’agence.

Paul McDonald se demande comment il a pu obtenir des dossiers de vétérinaire en quelques heures, alors que l'agence d'adoption ne les a jamais reçus.

Pour sa part, Michael Purkhardt reproche au bénévole de ne pas avoir révélé les antécédents du chien à l’agence.

Quelqu'un a menti. On nous a raconté des mensonges, affirme-t-il.

Avec des informations de Holly Caruk, CBC News

Manitoba

Animaux de compagnie