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Une course extrême mène Johanne Thériault à « une belle découverte de soi »

Johanne Thériault

Johanne Thériault tire des leçons positives de sa participation à la course Chartreuse Terminorum.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Radio-Canada

Une athlète de Nigadoo au Nouveau-Brunswick, Johanne Thériault, est devenue la première Canadienne à participer à la troisième course Chartreuse Terminorum, en France, du 7 au 10 juin.

L'épreuve comprend cinq boucles qui totalisent 300 kilomètres en montagne. Cette année, 40 athlètes d'un peu partout dans le monde, dont trois femmes, ont été choisis pour prendre le départ.

C'est d'avoir l'humilité de se présenter à la ligne de départ ce matin-là et de savoir que le résultat sera probablement d'échouer. Échouer à différents niveaux, mais il n'y a personne qui a terminé cette course-là jusqu'à maintenant , souligne Johanne Thériault.

Cette course est tout un défi. Personne n'a réussi jusqu'à maintenant à franchir plus de trois boucles lors d'une même épreuve.

Le réel défi de cette course-là, c'est qu'on ne connaît pas le parcours. On a une [carte] et une boussole de la région et on nous donne des indices qui doivent nous guider tout au long de notre parcours afin de savoir où aller , explique l’athlète acadienne.

Plus les concurrents progressent, plus ils se fatiguent et plus leur capacité de prendre des décisions judicieuses diminue.

La plupart des coureurs qui se sont rendus au-delà de deux boucles ont des hallucinations parce que justement le corps et la tête viennent très déconnectés , affirme Johanne Thériault.

Je suis tombée à plusieurs reprises. On s'égratigne. On se fait des ecchymoses. Il faut se relever. Il faut continuer.

Johanne Thériault, participante à la course Chartreuse Terminorum

Elle dit n’avoir commis qu’une erreur qui l’a éloignée du parcours. Mais devant la perspective de rebrousser chemin alors que la nuit tombait et que des orages étaient prévus, elle s’est résignée à abandonner la course.

La décision a été extrêmement difficile à prendre, mais elle tire des leçons positives de sa course.

Quand on est aux limites de nos capacités physiques et mentales, on apprend énormément sur nous-mêmes et on va chercher des choses en nous que n'eut été cette épreuve-là, on ne savait qu'elles existaient. C'est toujours une belle découverte de soi.

Elle espère que sa tentative inspirera d’autres personnes à se dépasser.

Mais si au moins les gens qui me suivent sur les réseaux sociaux ou autres peuvent être inspirés eux-mêmes de se fixer des défis personnels, de les attaquer, de mettre l'effort et de les relever, je vous dirais que mon but a été atteint , conclut Johanne Thériault.

Avec les renseignements de François Vigneault

Nouveau-Brunswick

Athlétisme