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Réseau régional de l’est ontarien : « On est à minuit moins une! »

Une tour de transmission cellulaire
Une tour de transmission cellulaire Photo: Radio-Canada / Denis Babin
Denis Babin

L’accès à une connexion Internet à haute vitesse continue de laisser à désirer dans certaines communautés est-ontariennes. Le Réseau régional de l’est ontarien (RREO) veut y remédier avec les aides financières confirmées du gouvernement ontarien, du secteur municipal et d’intérêts privés. Cependant, un partenaire important manque toujours à l’appel : le fédéral.

Les maires des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) ont justement adopté mercredi une résolution enjoignant à Ottawa de s’engager à verser 71 millions de dollars envers le projet de large bande mobile du RREO .

[La contribution du fédéral] doit [être annoncée] d’ici la fin de juin [parce qu’après ça], les députés ne siégeront plus jusqu’aux élections. […] On est à minuit moins une! lance le directeur général des CUPR, Stéphane Parisien, l’urgence dans la voix.

On a vraiment besoin d’avoir une réponse positive du fédéral.

Stéphane Parisien, directeur général des CUPR

Force est de constater que l’accessibilité à un réseau cellulaire et à Internet haute vitesse demeure limitée, pour ne pas dire quasi-inexistante, dans certains secteurs des CUPR.

L'homme est assis à une table avec d'autres personnes et s'adresse à une assemblée.Le directeur général des Comtés unis de Prescott et Russell, Stéphane Parisien (archives) Photo : Radio-Canada / Denis Babin

On a plusieurs zones [mortes] dans […] l’est ontarien. […] Le long du corridor de la [route] 17 entre Rockland et Plantagenet, les gens [savent] qu’ils peuvent perdre leurs appels. C’est à point tel que […] dans des situations d’urgence [on] ne pourrait même pas faire un appel 911 , indique M. Parisien.

Internet haute vitesse : un outil essentiel de développement économique

Tout près de Pointe-Fortune, collée sur la frontière entre l’Ontario et le Québec, les dirigeants de l'entreprise Atlantic Braids, un fabricant de cordes tressées, sont bien au fait des défis posés par une couverture Internet déficiente.

La compagnie, fondée il y a une quarantaine d’années, a pignon sur rue dans le canton de Hawkesbury-Est. La faiblesse du débit Internet disponible dans ce secteur rural rend impossible le stockage de données, ainsi que l’utilisation de logiciels en ligne.

Présentement, on investit plusieurs centaines de milliers de dollars dans un nouveau système [de serveurs] pour gérer notre processus manufacturier. Il faut choisir un système qui situé sur notre site [localement]. Il y a beaucoup de solutions qui sont dans un [nuage], mais pour nous, ce n’est pas une option, parce que notre Internet est très lent , explique le président d’Atlantic Braids, Nick Snow.

Nick Snow pose pour une photo dans un entrepot.Le président d’Atlantic Braids, Nick Snow Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Pour l’entreprise de 35 employés en pleine croissance, qui brasse des affaires autant au Canada qu'à l'échelle internationale, l’accès à Internet haute vitesse est essentiel pour demeurer compétitive face à la concurrence.

Si on sait [qu’on va avoir accès] à un nouveau réseau [plus rapide], ça va changer la façon dont nous allons investir notre argent. Nous voulons prendre avantage de ces […] nouvelles solutions [en ligne] , confie M. Snow.

Francis Drouin s’attend à « des résultats positifs »

Le député libéral fédéral de Glengarry—Prescott—Russell, Francis Drouin, appuie sans réserve la démarche entamée par les maires de sa circonscription.

Ce dernier précise toutefois que l’annonce de la province n’a pas été réalisée en vertu d’une entente bilatérale entre les deux ordres de gouvernement. Ottawa doit donc procéder à sa propre évaluation du projet évalué à 213 millions de dollars.

Francis Drouin debout dans une pièceLe député libéral fédéral de Glengarry—Prescott—Russell, Francis Drouin (archives) Photo : Radio-Canada

Pour faire mon travail dans [ma circonscription], je dois avoir accès au [réseau] cellulaire. […] Je veux féliciter […] les gouvernements régionaux qui ont mis ce dossier-là ensemble. Ça fait quand même assez longtemps qu’on y travaille. Et je m’attends à ce que l’on aille des résultats positifs , conclut M. Drouin.

Ottawa-Gatineau

Politique fédérale