•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un infirmier athée refuse de rejoindre les AA et porte la cause en justice

Un homme le crâne dégarni assis à une table de pique-nique avec un stylo à la main et une tasse de café posé sur son calepin
Byron Wood a perdu son emploi pour avoir refusé de participer aux rencontres des Alcooliques anonymes. Photo: Radio-Canada / Bethany Lindsay/CBC
Radio-Canada

Un infirmier athée de Colombie-Britannique qui a perdu son travail quand il a refusé de participer au programme en 12 étapes des Alcooliques anonymes (AA) pourra porter sa plainte devant le Tribunal des droits de la personne provincial.

Byron Wood déclare que s’en remettre aux Alcooliques anonymes va à l’encontre de ses convictions athées. Il pense que confier son destin à un pouvoir supérieur n’a aucun sens pour quelqu’un comme lui qui est dépourvu de croyance religieuse.

Le Tribunal des droits de la personne estime que ce point de vue est recevable. Mercredi, ce tribunal a refusé à la Régie de la santé Vancouver Coastal d’écarter la plainte de M. Wood en soulignant qu’elle relève de la discrimination fondée sur la religion.

« Le tribunal n’a [encore jamais] examiné si les 12 étapes du programme des AA et des Narcotiques anonymes [...] pouvaient être discriminatoires à l’encontre des patients souffrant d’abus de substances qui sont athées, » écrit Walter Rilkoff dans la réponse du tribunal.

Selon moi, il y a un intérêt public à se pencher sur cette question.

Walter Rilkoff, membre du tribunal

Dans le cas où le tribunal déciderait que le plaignant a bel et bien été victime de discrimination, il devra également stipuler à l’employeur les étapes à suivre pour l’accommoder selon son absence de croyance.

Dans un courriel adressé à CBC, Byron Wood a exprimé son espoir de se défendre devant le tribunal.

À une audience, j’aurai l’occasion de présenter un témoignage d’expertise de spécialistes en dépendances.

Byron Wood

« J’espère que la cour penchera en faveur des preuves des experts, lesquels ont une compréhension scientifique des troubles liés à la toxicomanie. Et seulement après, les employeurs seront forcés de changer leurs politiques, » ajoute-t-il.

Dans ses conclusions soumises au tribunal, la Régie de la santé Vancouver Coastal avance que la procédure de traitement élaborée pour Byron Wood était raisonnable et secondée par les experts médicaux.

Ce dernier rétorque que l’utilisation de la naltrexone, un médicament utilisé dans le traitement des troubles liés à la consommation d'alcool, a été concluante dans son cas.

Or cette alternative qu’il préfère n’a pas été offerte pendant qu’il était encore à l’embauche de son employeur, regrette-t-il.

Colombie-Britannique et Yukon

Croyances et religions