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Le Manitoba entre en période de silence préélectoral

Brian Pallister et Fred Meier répondent à des questions lors du dévoilement de la stratégie de la province pour transformer la fonction publique.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, a enclenché, mercredi, une période de silence préélectoral volontaire pour une durée indéterminée. La communication de la province avec les médias est désormais réduite au minimum.

Le greffier du Conseil exécutif a la responsabilité de s'assurer que les communications de la province ne sont pas partisanes pendant cette période, connue sous le nom de black-out .

Il y a toutefois des exceptions aux limitations de la communication gouvernementale.

Ainsi, le gouvernement peut publier des offres d'emplois et des avis sur des questions importantes relatives à la santé ou à la sécurité publiques.

La province peut aussi communiquer l'état des feux de forêt dans une région ou la situation sanitaire des plages des parcs provinciaux. Théoriquement, dans la vie quotidienne des Manitobains, ça ne change pas grand-chose. C'est plutôt les médias qui n'auront pas toujours de réponses à leurs questions.

Élections anticipées

Si cette période de 90 jours est obligatoire avant une élection à date fixe, la période est de 30 jours pour des élections anticipées.

Brian Pallister dit vouloir limiter les communications par souci d'équité pour tous les partis. Cependant, le chef de l'opposition officielle, Wab Kinew, du Nouveau parti démocratique, voit plutôt dans cette mesure une tactique de diversion.

Le premier ministre est en train d'essayer de faire dévier la discussion sur les coupures dans le système de santé vers des questions électorales , lance M. Kinew.

Le premier ministre Pallister refuse toujours de dévoiler la durée de cette période de silence préélectoral ainsi qu'une date pour des élections anticipées.

En principe, les prochaines élections provinciales devraient avoir lieu le 6 octobre 2020, selon la règle des élections à date fixe.

Raymond Hébert, à l'extérieur devant des maisons.

Raymond Hébert

Photo : Radio-Canada / Megan Goddard

Pour l'analyste Raymond Hébert, cela signifie qu'on se dirigerait vers une élection à la mi-septembre. Moi, ce qui me surprend dans tout ça, c’est qu’il ne semble pas y avoir de réaction de la part du public en général, dit-il.

Le fait que la loi électorale n'est pas respectée, ce n’est pas illégal comme tel, mais c’est quand même un manque de respect de la loi et je dirais même par rapport à l’esprit de la loi, ajoute l’analyste.

M. Hébert pense que les partis vont devoir accélérer le processus de sélection de candidats et de formulation de promesses.

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