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Hugo Richard prêt pour la prochaine étape avec les Alouettes

Hugo Richard en entrevue

Hugo Richard a franchi une première étape avec les Alouettes.

Photo : Radio-Canada

Guillaume Piedboeuf

Ce n’était pas le plan A de Hugo Richard, mais le plan A - ravir le poste de quart-arrière partant des Alouettes de Montréal - était de son propre aveu improbable. Placé sur l’équipe d’entraînement des Oiseaux samedi, l’ex-quart-arrière du Rouge et Or est prêt à franchir les étapes une par une pour atteindre son objectif.

Éternel perfectionniste durant ses cinq saisons comme quart-arrière partant du Rouge et Or, Hugo Richard n’a jamais été facilement satisfait. Une victoire écrasante des siens ne suffisait pas si l’offensive avait manqué de synchronisme. Une victoire contre les Carabins pendant la saison ne voulait rien dire si le Rouge et Or ne ramenait pas la Coupe Vanier à la maison.

Pas surprenant, donc, que l’athlète originaire de la Rive-Sud de Montréal ne crie pas victoire, après s’être taillé une place sur l’équipe d’entraînement des Alouettes.

Je ne peux que partiellement dire mission accomplie. Pour moi, personnellement, l’idéal aurait été d’être partant à la fin du camp d’entraînement. C’était quasi-impossible, mais n’empêche, j’aurais aimé être de l’alignement régulier , a-t-il expliqué après un entraînement de sa nouvelle formation dimanche.

Il ne faut toutefois pas voir que le négatif. Plusieurs quarts-arrières maintenant établis dans la Ligue canadienne de football ont passé un an ou deux sur des équipes d'entraînement, pointe lui-même l’ancienne gloire du Rouge et Or.

Je n’ai pas nécessairement envie de passer deux ans sur l’équipe de pratique, mais je vais travailler fort pour me faire une place en vue de l'an prochain.

D’un rêve à l’autre

Bien qu’il avait signé un contrat de deux ans avec les Alouettes cet hiver, Hugo Richard n’avait absolument aucune garantie d’être encore avec l’équipe après le camp. Il vient donc de franchir la première étape. Dans une ligue où les quarts-arrières canadiens sont une denrée rare, c’est déjà un exploit, mais il en veut plus.

Lors du dernier match préparatoire des Alouettes jeudi dernier, Richard a finalement sauté sur le terrain avec deux minutes à faire à la rencontre. Le temps de compléter trois passes et lancer une interception.

C’est sûr que, lorsque je suis embarqué, ça ma donné un petit kick. Embarquer sur le terrain chez les professionnels, c’est un rêve en soi. Maintenant, mon prochain objectif est d’être habillé pour un match de saison.

Comme il tentait également de faire sa place sur les unités spéciales, Hugo Richard a été forcé durant le camp de s'absenter de plusieurs réunions avec le groupe de quarts-arrières. Il n’a pas caché dans les dernières semaines qu’il ne s’agissait pas de conditions optimales pour se prouver à sa position naturelle.

Hugo Richard en action

L'ex-quart-arrière du Rouge et Or continue de se familiariser avec les unités spéciales.

Photo : Radio-Canada / Étienne Bruyère

Les unités spéciales comme porte d’entrée

Lorsque le directeur général Kavis Reed l’a convoqué pour lui proposer une place sur l’équipe d’entraînement, vendredi, le principal intéressé avait des questions. Je voulais en savoir plus sur mon implication dans l’équipe durant la saison et j’ai été satisfait des réponses.

Maintenant que le vétéran Jeff Mathews et la recrue canadienne Chris Merchant ont été libérés, il ne reste que trois quarts-arrières devant Hugo Richard dans l’organigramme de l’équipe : Antonio Pipkin, Vernon Adams fils et Matthew Shiltz.

C’est sûr que la dynamique est un peu différente parce qu'on est un plus petit groupe. On étudie ensemble. Mais il y a moins de répétitions disponibles à l’entraînement que durant le camp et j’ai encore une implication dans les unités spéciales.

C’est qu’un rôle sur les unités spéciales est encore dans le portrait pour l’athlète de 1,88 m (6 pi 2 po) et 102 kg (225 lb).

Richard et Moisan, coéquipiers de toujours

Durant les pratiques, je suis quart-arrière, mais je suis très conscient aussi que seulement trois quarts-arrières sont habillés chaque match. Les trois quarts-arrières devant moi sont en santé et je vais leur souhaiter qu’ils le restent toute la saison. Ce qui va me permettre d’embarquer sur le terrain, présentement, c’est les unités spéciales.

Lui qui n’avait jamais évolué sur les unités spéciales auparavant, il peut compter sur les conseils de son coéquipier de longue date Étienne Moisan. Ce dernier a capté les ballons lancés par Richard durant trois ans au collégial, à Vanier, puis durant cinq saisons à Laval. Devenu centre-arrière chez les professionnels, il s’est lui aussi taillé une place sur l’équipe d’entraînement.

On se retrouve à compétitionner un peu sur les mêmes postes sur les unités spéciales, mais j’aime ça être ici avec lui parce qu’on peut travailler ensemble, explique Hugo Richard. On a la même éthique de travail et on se connaît évidemment très bien. Je sais qu’il va rester avec moi après une pratique pour m’aider et vice versa.

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