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Des évacués de Premières Nations manitobaines sont indemnisés 8 ans après une inondation

Une femme évacuée de la réserve de Lake St Martin durant les inondations du printemps 2011 au Manitoba

Huit ans après les inondations de 2011, et des centaines d’évacués de la Première Nation de Lake St Martin n’ont toujours pas regagné leur domicile.

Photo : Radio-Canada / Tiar Wilson

Radio-Canada

Des milliers d'anciens évacués commencent à recevoir des indemnités des gouvernements provincial et fédéral, huit ans après avoir été déplacés à la suite d'une inondation. La situation a empiré, selon eux, à cause des gestes de la province.

Plus de 4000 personnes ont été forcées de quitter les Premières Nations de Lake St Martin, Little Saskatchewan, Dauphin River et Pinaymootang lors de l’inondation de 2011.

Ces évacués et 3000 autres membres de ces communautés vivant hors des réserves sont admissibles aux indemnités des gouvernements après avoir remporté, en 2017, un recours collectif de 90 millions de dollars.

Une avocate qui représente certains des évacués, Sabrina Lombardie, indique que des chèques ont été envoyés en fin de la semaine dernière.

C'était une poursuite très difficile [...] Alors, oui, je crois que cet accord est très significatif , lance-t-elle, nous sommes très fiers.

Les plaignants affirment que l'évacuation et la destruction de leurs communautés sont la conséquence de la décision du gouvernement du Manitoba de détourner l’eau de la rivière Assiniboine pour épargner Winnipeg.

Des communautés éclatées

Mme Lombardi estime que 70 % (soit 4900) des personnes touchées par l’inondation ont rejoint le recours collectif.

Ils sont séparés en trois catégories :

  • Les évacués déplacés pendant plus de trois ans,
  • Les évacués déplacés pendant moins de trois ans,
  • Les membres de ces communautés vivant hors des réserves au moment de l’inondation, mais qui ont perdu l’accès à leur communauté après cela.

Par ailleurs, 7,5 % des demandeurs ont vécu des circonstances spéciales . Par exemple, certains ont eu des dépenses médicales extraordinaires ou ont perdu leur emploi. Ces derniers devront attendre plus longtemps pour que leurs demandes soient examinées.

Mme Lombardi n’a pas tenu à préciser le montant destiné à chaque plaignant.

Des centaines d’évacués n’ont jamais pu rentrer chez eux. La reconstruction des communautés est encore en cours.

Selon l’avocate, les fonds sont destinés à dédommager les évacués pour l’impact de l’inondation sur leur personne, et non la reconstruction de l’infrastructure des communautés.

Près de 100 membres de la Première Nation de Lake St Martin sont morts au cours des six dernières années. Des membres de leur communauté attribuent leur décès au stress et au changement de mode de vie causés par l’évacuation.

Tout le monde est content que cette affaire tire à sa fin , conclut Mme Lombardi. Mais je ne crois pas qu’une poursuite judiciaire résolve tous les problèmes.

Ils vivent déracinés de leurs communautés et loin de leurs proches depuis tellement longtemps que je ne crois pas que l’argent puisse vraiment compenser cette perte.

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