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« C’est assez », dénoncent des inhalothérapeutes à bout de souffle

Des travailleurs de la santé manifestent avec des drapeaux de la Fédération interprofessionnelle de la Santé.

Ils étaient quelques centaines à la manifestation à Rivière-du-Loup pour dénoncer les conditions de travail des inhalothérapeutes.

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Radio-Canada

Au moins 300 personnes ont manifesté mercredi midi sur les terrains de l’hôpital de Rivière-du-Loup pour dénoncer les conditions de travail des inhalothérapeutes au Québec, mais particulièrement au Bas-Saint-Laurent, et encore davantage au Kamouraska.

Les leaders syndicaux maintiennent qu'il n'y a plus que trois inhalothérapeutes en poste dans la région du Kamouraska alors qu'il en faudrait au moins neuf de plus. Dans les circonstances, la surcharge de travail est telle qu'ils disent que la qualité des services est menacée.

Une inhalothérapeute qui a récemment démissionné de ses fonctions, Catherine Vachon, a témoigné d’une situation intenable causée par le manque de personnel.

Les nombreuses gardes qu’elle faisait nuisaient aussi à sa conciliation travail-famille.

Malgré mes nombreux appels à l’aide à l’employeur, je n’ai eu aucun soutien et aucune reconnaissance, et même qu’il exigeait toujours plus de moi.

Catherine Vachon, ex-inhalothérapeute

La présidente nationale de la Fédération interprofessionnelle de la Santé (FIQ) du Québec, Nancy Bédard, affirme que la situation des inhalothérapeutes est pire au Bas-Saint-Laurent qu'ailleurs au Québec et critique durement la direction locale du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS).

Aujourd'hui, c’est assez. On demande à la PDG de faire ses devoirs. Elle a des obligations envers la population du Bas-Saint-Laurent, les inhalothérapeutes, on en a besoin.

Nancy Bédard, présidente nationale de la Fédération interprofessionnelle de la Santé du Québec

Également présente à la manifestation, la vice-présidente de la FIQ, Linda Lapointe, a dit qu'une récente rencontre avec la PDG du CISSS, Isabelle Malo, n'a rien donné pour régler les problèmes au Kamouraska.

Nancy Bédard, présidente nationale de la Fédération interprofessionnelle de la Santé  du Québec (droite) et Linda Lapointe, vice-présidente (gauche), s'adressent aux manifestants.

Nancy Bédard, présidente nationale de la Fédération interprofessionnelle de la Santé du Québec (droite) et Linda Lapointe, vice-présidente (gauche), s'adressent aux manifestants.

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Elle explique que le CISSS a affiché quatre postes à temps complet récemment, mais trop tard, puisque les inhalothérapeutes finissantes normalement déjà trouvées un poste à ce temps-ci de l’année.

« Là, elle a affiché des temps complets, mais avant ça, depuis des années, ce n’était que des petits temps partiels. À deux jours, il n’y a pas une inhalo qui va venir en région », déplore-t-elle.

Le CISSS ne souhaitait pas accorder d'entrevue sur le sujet, mais a précisé qu’une rencontre de négociation est prévue avec la FIQ ce vendredi et que la plupart des postes à temps partiel ont été transformés en postes à temps plein récemment.

Le CISSS dit aussi avoir demandé aux inhalothérapeutes de la région d’aller prêter main-forte à celles du Kamouraska et que la réponse a été positive.

D’après les informations de Denis Leduc

Bas-Saint-Laurent

Relations de travail