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Gazoduq souhaite ouvrir un bureau de liaison en Abitibi-Témiscamingue

Une femme sourit à la caméra.

Marie-Christine Demers, directrice des affaires publiques et des relations avec le milieu de Gazoduq

Photo : gracieuseté Gazoduq

Radio-Canada

L'entreprise Gazoduq, qui souhaite implanter un pipeline de gaz naturel à travers l'Abitibi-Témiscamingue, compte ouvrir un bureau de liaison dans la région d'ici la fin 2019.

Cette annonce s'est faite dans le cadre de rencontres organisées à Val-d'Or. L'objectif des rencontres est de trouver le format des prochaines étapes du processus de consultations publiques.

En Abitibi, on a vraiment essayé de rassembler les gens, parce que non seulement il y a des gens de Val-d'Or aujourd'hui, mais il y a des gens de différents groupes qui sont situés à travers l'Abitibi qui sont là aujourd'hui. Même chose du côté de Rouyn, ce sont les deux pôles dans lesquels on tient l'exercice , affirme la directrice des affaires publiques et des relations avec la communauté chez Gazoduq, Marie-Christine Demers.

Après ça, dans les autres régions de la zone d'aménagement privilégiée, on va faire le même genre d'exercice, donc on va arriver avec un calendrier qui va être plus précis pour la population au cours des prochaines semaines , ajoute-t-elle.

Rappelons que Gazoduq a récemment annulé des séances d'information dans certaines communautés touchées par son tracé pour privilégier des rencontres individuelles.

Quelques jours plus tard, l'entreprise a admis avoir manqué de précision dans la distinction des différents types de rencontres.

La rencontre

Plusieurs acteurs concernés par le projet ont participé à cette nouvelle consultation à Val-d'Or, qu'ils soient membres des cercles économiques, environnementaux ou encore récréotouristiques.

Les gens consultés estiment qu'il faudra entendre l'avis de plusieurs experts avant de se prononcer sur le projet.

La Chambre de commerce d'Amos entretient un préjugé favorable sur ce projet à saveur économique. Des inquiétudes subsistent toutefois face à l'esker Saint-Mathieu-Berry, explique le membre du conseil d'administration, Denis Coutu.

« Ça, c'est la question qu'énormément de gens se posent à Amos, incluant la Ville, parce que son puits fait partie des eskers. On a beaucoup de questions et on veut être rassuré par des gens autres que ceux de Gazoduq qui pourront émettre des opinions pour approuver le projet ou le désapprouver.  »

Les deux côtés de la médaille

Quant à l'Action boréale, Henri Jacob estime que la population doit entendre les deux côtés de la médaille avant de choisir.

« Dans tous les dossiers, c'est d'essayer d'avoir le plus d'informations possible, des deux côtés, ceux qui sont pour et ceux qui sont contre, pas juste d'un côté. Ensuite, on a toutes les informations et on peut prendre une décision plus éclairée. Après on va vivre avec les conséquences », avance-t-il.

Abitibi–Témiscamingue

Ressources naturelles