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Gaz de schiste : première étude sur l'impact du radium et de l'uranium au N.-B.

Olivier Clarisse, chimiste et professeur à l'Université de Moncton, dans une rivière. Photo: Radio-Canada
Francis Pilon

Pour la première fois au Nouveau-Brunswick, un chercheur étudie les polluants radioactifs, dont le radium et l'uranium, qui sont potentiellement libérés par l'exploitation du gaz de schiste.

Le chimiste et professeur à l'Université de Moncton, Olivier Clarisse, naviguera cet été pour récolter une quarantaine d'échantillons du fond de la rivière Kennebecasis.

Son objectif est d'évaluer les dangers potentiels de l'industrie gazière pour l'environnement et la vie humaine. La rivière Kennebecasis est la rivière où se concentre l'exploitation du gaz de schiste dans la province du Nouveau-Brunswick. Ça fait une vingtaine d'années quasiment que l'exploitation a débuté, affirme-t-il.

C'est donc un endroit parfait pour essayer d'étudier et d'identifier un éventuel impact.

Olivier Clarisse, professeur et chimiste à l'Université de Moncton
Un puits de gaz de schiste Le gaz de schiste est exploité dans la région de la rivière Kennebecasis depuis une vingtaine d'années. Photo : Radio-Canada

Aucun impact pour l'instant

Il est impossible de savoir si la fracturation hydraulique a un impact pour le moment, selon le professeur. Cette dernière peut toutefois créer une contamination radioactive dans l'environnement, notamment avec des éléments comme le radium et l'uranium.

L'objectif de notre étude est de fournir des données aux décideurs politiques, mais aussi aux communautés, pour comprendre les tenants et les aboutissants de l'industrie du gaz de schiste. Est-ce que c'est sécuritaire pour nos écosystèmes et nos environnements? Est-ce qu'il y a un impact et quelle est son intensité?, s'interroge M. Clarisse.

Ce dernier rappelle que l'exposition au radium, par exemple, pourrait se révéler moins nocive pour la santé des êtres humains et de leur environnement qu'on ne serait porté à le croire.

On n'en est pas encore là, loin de là au niveau du Nouveau-Brunswick. On essaie d'abord d'évaluer s'il y a une contamination ou non. S'il n’y en a pas, il n'y a pas de problème, prévient le chimiste.

Le gaz de schiste est redevenu un enjeu au Nouveau-Brunswick, la semaine dernière, avec la levée du moratoire sur la fracturation hydraulique dans la région de Sussex.

Plusieurs attendent les conclusions de la recherche du chimiste, mais ils devront patienter, puisqu'elles ne seront publiées que l'année prochaine.

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