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Fabriquer des queues de sirène grandeur nature

Amanda Eccleston tient une de ses créations à bout de bras

Amanda Eccleston a transformé son atelier de poterie en atelier spécialisé en costume de silicone.

Photo : Radio-Canada / Jenifer Norwell

Benoit Clément

Une artiste de Kamloops, en Colombie-Britannique, fabrique des queues de sirène en silicone, que les gens peuvent porter pour aller nager tant dans la piscine que dans l'océan, et elles sont tellement populaires qu'elle n’arrive pas à répondre à la demande.

Amanda Eccleston était potière, et fabriquait déjà des pièces de collection. Elle a découvert les queues de sirène sur internet il y a quelques années, et a voulu s’en procurer une.

Mais le prix était plutôt prohibitif pour elle. « J’ai donc décidé d’apprendre comment en faire moi-même. »

À sa grande surprise, leur création nécessite les mêmes habiletés que la poterie. « Il faut sculpter, surtout, et puis mouler. Oh, et coller. Il faut coller beaucoup de choses », explique-t-elle.

En montrant sa création en ligne, Amanda Eccleston a reçu de nombreuses demandes spéciales de clients potentiels, pour qu’elle leur fabrique une queue de sirène.

Elle a donc créé ses propres moules, s’est fait construire des tables sur mesure et a acheté l’équipement nécessaire à la création de pièces hautes en couleur.

Une queue de sirène exposée dans l'atelier

La première queue de sirène de l'artiste lui a valu de nombreuses demandes spéciales sur internet.

Photo : Radio-Canada / Jenifer Norwell

Très populaires

Depuis ses débuts, Amanda Eccleston dit qu’elle a reçu tellement de commandes qu’elle a abandonné la poterie complètement pour se concentrer sur les queues de sirène.

Chaque pièce se vend habituellement entre 2500 $ et 5000 $.

« Les pièces que je fabrique ont été longuement réfléchies par les clients. C’est souvent leur article de rêve », précise-t-elle.

Amanda Eccleston devant des pièces en silicone

Chaque queue de sirène est fabriquée sur mesure

Photo : Radio-Canada / Jenifer Norwell

Plus qu’un simple costume

« C’est vrai que c’est une subculture », admet l’artiste. « Mais c’est très transformateur comme expérience. Vous devenez quelque chose de très différent. Vous devenez une créature aquatique. L’eau devient votre domaine. »

Amanda Eccleston raconte qu’elle a commencé à s’intéresser de plus en plus aux enjeux qui touchent les cours d’eau. « J‘ai adopté les cours d’eau de la région. Ce sont les miens », dit-elle à la blague.

« Si je suis à la plage, je vais ramasser les déchets. Penser comme une sirène m’a fait remarquer à quel point nous pouvons en faire plus pour l’environnement. »

Une étagère avec des moules et de l'équipement que l'artiste utilise pour ses créations

Chaque pièce prend plusieurs mois à créer.

Photo : Radio-Canada / Jenifer Norwell

Colombie-Britannique et Yukon

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