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La DPJ blâmée : le syndicat n’est « pas surpris »

affiche extérieure en été
Affiche extérieure du Centre jeunesse de la Mauricie et du Centre-du-Québec Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Les conclusions tirées par la juge dans un nouveau dossier blâmant la DPJ n’étonnent pas le syndicat qui représente les employés de la section centre jeunesse du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ).

Dans une décision rendue le 29 mai, la Chambre de la jeunesse de la Cour du Québec conclut que la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) Mauricie-Centre-du-Québec a échoué à protéger un enfant de 12 ans qui a déclaré subir de la violence sexuelle de la part de son beau-père.

On n’est malheureusement pas surpris d’un jugement de la sorte , affirme le représentant syndical et psychoéducateur Steve Garceau, de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS).

Il affirme que la surcharge de travail, la lourdeur administrative et la pénurie de main-d’oeuvre nuisent aux conditions de travail des employés.

Steve GarceauSteve Garceau est psychoéducateur et représentant syndical de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS). Photo : Radio-Canada

Steve Garceau n’est pas étonné que de nombreux intervenants aient eu à se succéder dans ce dossier, notamment en raison de congés de maladie. Ces absences ont nui au dossier de l’enfant, selon la juge Pascale Berardino.

Il faut absolument, rapidement, que le ministère et notre organisation déploient des moyens efficaces et énergiques pour combler ces besoins-là pour éviter que des situations similaires se reproduisent , dit-il.

Le représentant syndical constate qu’il y a de l’épuisement parmi le personnel. Il précise que la surcharge administrative réduit le temps auprès des usagers vulnérables et met une pression importante sur les épaules des intervenants.

Ce climat cause des congés maladie et amène un taux de roulement qui peut créer des trous de services, comme ce fût le cas pour l’enfant de 12 ans, selon la juge. M. Garceau affirme que l’arrivée d’un nouveau directeur de la protection de la jeunesse en Mauricie et au Centre-du-Québec pourrait aider à améliorer la situation.

On a un corridor de communication qui est ouvert comme on ne l’a jamais eu dans les dernières années. D’ailleurs, on va mettre un comité paritaire en place pour trouver des mesures efficaces et, à court terme, pour aider nos travailleurs à rendre un service de qualité à ses enfants , dit-il.

Mauricie et Centre du Québec

Enfance