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Le Québec, champion de la pénurie de main-d’œuvre au Canada

Les offres d'emploi sont nombreuses et bon nombre d'employeurs peinent à recruter. (Archives) Photo: Radio-Canada / Julie Tremblay
Alain Rochefort

La pénurie de main-d'oeuvre atteint de nouveaux sommets au Canada, alors qu'il y avait plus de 434 000 postes à pourvoir dans le secteur privé au pays au cours du premier trimestre 2019.

Toutes proportions gardées, le Québec trône au sommet des provinces ayant le plus de postes vacants au privé, soit 120 000 postes, ce qui représente plus du quart des emplois disponibles, selon les données d’une étude publiée par la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI).

Les petites entreprises sont particulièrement vulnérables. Un seul départ met un propriétaire dans l'embarras, souligne Simon Gaudreault, directeur principal de la recherche nationale à la FCEI.

« Lorsqu’on est une microentreprise de 5 employés ou moins, ce qui est la moitié de nos entreprises au Québec, dès qu’un employé part, il y a un impact important », commente M. Gaudreault.

L’augmentation des salaires offerts par les entreprises en manque de travailleurs est l’une des conséquences de la pénurie, constate Simon Gaudreault.

« Dans les entreprises qui ont au moins un poste à pourvoir, les plans d’augmentation des salaires de plus de 2 % sont de beaucoup supérieurs à ceux des entreprises qui n’ont pas de poste à pourvoir, où c’est plutôt de 1,3 %. »

Alors, la fameuse pression à la hausse sur les salaires que beaucoup attendent, nous, on la mesure depuis déjà un certain temps.

Simon Gaudreault, directeur principal de la recherche nationale à la FCEI

L'inquiétude grandit

Cette situation qui dure depuis longtemps inquiète de plus en plus Pierre Dolbec, de la Corporation des parcs industriels du Québec.

« Il y a des entreprises qui ferment carrément. Il y en a qui ferment des quarts de travail. Il y en a qui refusent des commandes. La qualité des services descend. On est rendu, et c’est plate à dire, qu’on engage ce que l’on peut ou presque », déplore-t-il.

Pour tenter de freiner l’hémorragie, la FCEI réclame davantage de formations, d’attirer plus d’immigrants et de multiplier les mesures pour retenir les aînés au travail.

Avec les informations de Pascal Poinlane

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