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La construction routière est moins coûteuse au privé, selon une association

Une route est bloquée par de la signalisation.
Une association de constructeurs de routes soutient que les entreprises privées demeurent l'option la plus économique pour faire des travaux routiers. Photo: Radio-Canada / Martin Toulgoat
Radio-Canada

« Déconcertantes », voilà comment sont qualifiées les conclusions de la vérificatrice générale Kim MacPherson par l’Association des constructeurs de routes du Nouveau-Brunswick. Selon le groupe de pression, il est faux de laisser entendre qu’il est plus coûteux de faire appel aux entreprises privées pour rénover et construire les chemins de la province.

Pourquoi disent-ils qu’ils peuvent faire le travail pour moins cher?, s'interroge le président de l’Association, Tom McGuinn.

La vérificatrice générale du Nouveau-Brunswick, Kim MacPherson, a publié mardi un rapport révélant que le gouvernement accorde des contrats de construction et de rénovation des routes à des entreprises privées (l'externalisation, selon les termes du ministère) alors que le ministère des Transports pourrait faire le même travail pour moins cher.

Elle souligne le fait que des contrats ont été accordés aux frais des contribuables afin de supporter le secteur privé et d’encourager la croissance économique et non afin de chercher la solution la moins coûteuse.

Toutefois, selon Tom McGuinn, les entreprises privées sont plus sujettes à éviter des dépassements de coûts que les services publics. Il y a environ 15 millions de dollars d’économie dans les 4 dernières années avec des résultats sous les budgets initiaux.

Je ne connais pas une industrie où le gouvernement peut faire moins cher que le secteur privé. Regardez Cannabis NB, c’est un exemple classique.

Tom McGuinn, président de l’Association des constructeurs de routes du Nouveau-Brunswick

Je ne sais pas où elle trouve ses chiffres, ajoute-t-il. L’Association juge qu’il doit manquer des variables dans les calculs pour arriver à une telle conclusion. Chaque année, le privé fait en bas des budgets.

La vérificatrice générale précise qu'il peut être avantageux de faire appel à l'expertise du secteur privé pour certains travaux. Toutefois, elle observe que la décision de faire appel ou non à une entreprise privée ne reposait pas sur des informations concrètes.

Certaines décisions d’externalisation étaient fondées sur ce que le ministère appelait des décisions "philosophiques" au lieu de l’être sur une analyse fondée sur des preuves, peut-on lire dans le rapport.

Kim MacPherson assise devant son rapport, en comité parlementaire.La vérificatrice générale du N.-B., Kim MacPherson, a présenté son plus récent rapport à l'Assemblée législative cette semaine. Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Selon le président de l'Association, il faut observer les résultats à long terme. Grâce à une meilleure expertise et plus d’équipement, une route construite ou rénovée par le privé aura une meilleure durée de vie, soutient-il. Ainsi, elle coûterait moins aux contribuables, même si parfois les travaux semblent plus coûteux à court terme sur papier, explique M. McGuinn.

Tom McGuinn se dit réceptif à une réunion avec l'équipe de la vérificatrice générale pour comparer ses chiffres avec les siens.

Chaque année, environ 200 millions de dollars sont consacrés à des travaux de construction faits à la suite d'appels d'offres publics.

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