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Enlèvement au Ghana : une Acadienne l'a échappé belle

Vue de haut du marché de Kumasi.
L'enlèvement s'est produit dans la ville de Kumasi, la deuxième ville du Ghana. Photo: Getty Images / sanjeri
Patrick Lacelle

Les deux jeunes femmes des Maritimes enlevées au Ghana sont saines et sauves. Au moment de l'enlèvement, elles étaient trois. La troisième jeune femme est une Acadienne originaire de Kedgwick. Un texto et deux petites secondes lui ont permis d'éviter tout un calvaire.

Luce Thériault est de retour au Canada. Elle se porte bien compte tenu de la situation, mais c'est sa mère, Anne St-Pierre, qui raconte son histoire au bout du fil, sa fille à ses côtés.

Les trois jeunes femmes étaient au Ghana en tant que volontaires pour l'organisme à but non lucratif Youth Challenge International.

Le mardi 4 juin, les trois filles participent à une activité de groupe. Au moment de quitter la conférence, elles sautent dans un taxi. Luce était assise en avant. Ce n'est pas commun pour elle , confie Mme St-Pierre.

Sauvée par deux secondes

C'est au moment de sortir du taxi que l'enlèvement se produit. Les deux filles assises à l'arrière, Lauren Tilley et Bailey Chitty, seraient sorties quelques secondes avant Luce Thériault. Elles n'ont eu aucune chance alors que cette dernière échangeait encore des textos avec sa sœur.

Sa sœur lui textait, donc ça l'a empêchée de mettre le pied à l'extérieur du taxi. C'est une question de deux secondes. C'est ce qui l'a sauvée parce qu'elle aurait été dans la même situation. Dans ces mêmes deux secondes, les deux filles assises à l’arrière ont mis le pied à terre et puis ils les ont enlevées et les ont apportées , raconte Mme St-Pierre.

Le chauffeur du taxi aurait alors retenu la jeune Acadienne assise à l’avant pour immédiatement prendre la direction du poste de police le plus près.

Elle essayait de sortir. Elle ne voulait pas que le taxi s'en aille, pour ses amies.

Anne St-Pierre, mère de Luce Thériault

Même si elle s'en est relativement bien tirée, l'événement a été perturbant pour Luce Thériault. C'est extrêmement difficile, parce qu'elle se sent coupable, mais finalement elles sont trouvées et elles sont correctes. Elle leur parle maintenant. Elles sont saines et sauves, dit sa mère.

Une fois sa fille en sécurité, Mme St-Pierre a reçu un message texte de son autre fille, la soeur de Luce, lui expliquant ce qui s'était passé. Elle est reconnaissante d'avoir retrouvé sa fille en santé et en sécurité, et ce, même s'il y a quelque part un sentiment de culpabilité.

Moi, j'ai reçu ce texte-là, je faisais juste penser aux autres parents qui n'ont pas reçu le même texte que moi.

Anne St-Pierre, mère de Luce Thériault

Aux parents des autres jeunes femmes secourues, elle lance ce message : Soulagement, il n’y pas de mot. Il n’y a juste pas de mot.

Avec les informations de Camille Bourdeau-Potvin

Nouveau-Brunswick

Enlèvement