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Hausse fulgurante du nombre d'adolescents à se rendre aux urgences après s'être mutilés

Les jeunes en détresse sont de plus en plus nombreux à s'infliger des blessures corporelles.

Les jeunes Ontariens en détresse sont de plus en plus nombreux à s'infliger des blessures corporelles.

Photo : iStockphoto

La Presse canadienne

Une nouvelle étude montre que le nombre d'adolescents ontariens qui se rendent aux urgences d'un hôpital parce qu’ils s’infligent des blessures a plus que doublé entre 2009 et 2017. L'étude publiée cette semaine dans la Revue canadienne de psychiatrie révèle également que le taux de visites d'adolescents de 13 à 17 ans pour des problèmes de santé mentale a augmenté de 78 % pendant cette période.

L'étude, qui a été menée à l'aide des données sur les visites à l'urgence de l'Institut canadien d'information sur la santé, indique que la hausse de ce type de visites est encore plus prononcée chez les adolescentes.

Les auteurs affirment que davantage de recherche est nécessaire pour comprendre les raisons de ces augmentations. Ils ajoutent que certains changements sociaux survenus au cours de la période à l'étude pourraient avoir influencé les résultats.

Parmi eux, le lancement de l'iPhone, en 2007, et l'augmentation de l'utilisation des téléphones intelligents qui s'en est suivie, affirme l'auteur principal de l'étude, le Dr William Gardner, chercheur à l'Institut de recherche du Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario (CHEO).

L'utilisation des médias sociaux pourrait entraîner une augmentation des taux d'automutilation, du moins chez les adolescents vulnérables

Le Dr William Gardner, chercheur principal à l'Institut de recherche du CHEO et professeur d'épidémiologie à l'Université d'Ottawa

Cela peut se faire de plusieurs façons : en normalisant l'automutilation, en la déclenchant, en incitant les adolescents à imiter leurs pairs qui s'automutilent ou en exposant les jeunes à la cyberintimidation, explique le Dr Gardner.

Cependant, les médias sociaux peuvent aussi profiter à certains adolescents en difficulté en leur offrant un moyen de sortir de l'isolement social ou de trouver un encouragement à se faire traiter, ajoute-t-il.

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