•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Remplacement de Phénix : Ottawa dévoile le nom des trois finalistes

Le mot phénix est étalé sur plusieurs couverture de livrets.

Ottawa dévoile le nom des trois finalistes pour le remplacement du système de paye Phénix.

Photo : Radio-Canada

Angie Bonenfant

Le gouvernement fédéral a dévoilé, mercredi, le nom des trois entreprises qui ont été retenues pour remplacer le système Phénix. Le premier objectif sera de régler les problèmes liés à la paye des employés, mais il n’est pas encore possible de prédire quand cette difficulté sera résolue.

Les trois entreprises choisies sont Ceridian, SAP et Workday. Au cours des prochains mois, elles seront en compétition pour que l'une d'elles deviennent l'entreprise responsable de la conception et de la mise en oeuvre du nouveau système de paye et de ressources humaines.

Ces entreprises ont toutes trois une vaste expérience sur le plan international dans la gestion de capital humain. Elles ont été retenues en raison de leur flexibilité, de leur agilité et de leur modernité, ont assuré des fonctionnaires au sein du Conseil du Trésor.

Pour le moment, ce n’est pas possible pour les usagers de vérifier leur chèque de paye à la maison sur [leur ordinateur], alors qu’il est possible de vérifier son courriel n’importe où et sur n’importe quelle plateforme. On avait besoin de ce même type de solution, a illustré Vernon von Finckenstein, directeur général de la prestation numérique de l'équipe des ressources humaines et de la paye de la prochaine génération, communément appelée ProGen.

La fonction publique canadienne étant très complexe, l’équipe chargée d’élaborer le système qui remplacera Phénix était à la recherche d’une solution moderne pouvant gérer des règles très compliquées et s’adapter rapidement aux changements.

Ce n’est pas juste une question d’acheter un nouveau système, mais d’acheter une solution qui comprend de la formation et qui met l’utilisateur au centre.

Vernon von Finckenstein, directeur général de la prestation numérique, Progen

C'est la raison pour laquelle les deux autres entreprises, qui n'auront pas la responsabilité de développer le nouveau système de paye et de ressources humaines, seront appelées à collaborer en fonction de l'évolution des besoins des ministères fédéraux. À la fin du processus, il pourrait y avoir plus d'une entreprise qui s'occupe de la paye des fonctionnaires fédéraux.

L'équipe du Conseil du Trésor responsable de trouver une solution numérique aux systèmes de paye et des ressources humaines a déclaré qu'elle avait besoin de la flexibilité de trois fournisseurs, au cas où il serait nécessaire de passer à différentes solutions en cours de route.

Dans le passé, nous aurions choisi une seule compagnie qui aurait une solution fixe pour tous les problèmes, a poursuivi M. von Finckenstein. On présume que ce n’est pas une seule solution qui va tout régler pour le gouvernement du Canada.

Qui sont-elles?

Ceridian est une entreprise américaine spécialisée dans les systèmes de paye. Elle a des bureaux à Ottawa et a été nommée au palmarès des 100 meilleurs employeurs du Canada.

SAP est une société multinationale allemande qui crée des logiciels de gestion pour des opérations commerciales, dont certains sont déjà largement utilisés par le gouvernement.

Workday a son siège social en Californie et plusieurs bureaux au Canada et dans le monde. Elle fournit des applications infonuagiques (cloud computing).

La suite des choses

La prochaine étape consistera à élaborer des projets pilotes et à les mettre à l'essai dans le but de trouver la solution qui réponde le mieux aux besoins du gouvernement fédéral en matière de paye et de ressources humaines.

Toutefois, les fonctionnaires lésés par Phénix ne doivent pas s'attendre à un nouveau système bientôt. L'équipe responsable du projet rappelle qu'elle ne s'est pas fixé d'échéancier.

On va prendre le temps que ça va prendre pour trouver une solution qui est moderne et qui sera durable pour le futur, a précisé M. von Finckenstein. On veut prendre le temps de faire les choses correctement.

Il y a une lumière au bout du tunnel, mais le processus est loin d'être terminé.

Joyce Murray, présidente du Conseil du Trésor

En conférence de presse, la présidente du Conseil du Trésor, Joyce Murray, a néanmoins indiqué que les projets pilotes seront lancés d'ici la fin de l'année.

Joyce Murray, debout à la Chambre des Communes.

La présidente du Conseil du Trésor, Joyce Murray (archives)

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Mme Murray a vanté l'approche transparente du processus et la collaboration entre plusieurs acteurs du milieu. La participation de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), un des deux principaux syndicats de la fonction publique, est particulièrement appréciée.

Nous avons accepté de travailler en collaboration avec le Conseil du Trésor [...] parce que nous voulons nous assurer que le cadre du projet soit bien défini, qu'il soit mis à l'oeuvre et laissé dans les règles de l'art. Nous voulons aussi que nos membres y apportent leur expertise, a renchéri la présidente de l'IPFPC, Debi Daviau.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Politique fédérale

Politique