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Les deux Canadiennes libérées au Ghana viennent des Maritimes

Lauren Tilley, à gauche, et Bailey Chitty.

Lauren Tilley, à gauche, et Bailey Chitty, ont été secourues à l'aube le 12 juin. Elles avaient été enlevées le 4 juin à Kumasi, la deuxième ville du Ghana.

Photo : Facebook

Radio-Canada

Les deux jeunes femmes enlevées au Ghana, la semaine dernière, puis libérées lors d'une opération policière mercredi matin, sont originaires des Maritimes.

Lauren Tilley, 19 ans, de Rothesay, au Nouveau-Brunswick, et Bailey Chitty, 20 ans, d'Amherst, en Nouvelle-Écosse, avaient été enlevées le 4 juin à Kumasi, la deuxième ville du Ghana. Les forces de sécurité ghanéennes ont mené une opération à l’aube qui a permis de les libérer, mercredi.

Cinq Ghanéens et trois Nigérians ont été arrêtés jusqu'à présent, a indiqué le ministre de l’Information du Ghana, Kojo Oppong Nkrumah, lors d'un point de presse. Les suspects subissent un interrogatoire qui va déterminer si d’autres arrestations auront lieu, a-t-il ajouté. L'enquête se poursuit.

Lauren Tilley et Bailey Chitty sont en santé et en sécurité, sous la surveillance de la police ghanéenne, et ont pu communiquer avec leurs parents, affirme Youth Challenge International, une ONG d’entraide canadienne, dans un court communiqué.

Elles ont été transportées à Accra, elles n'ont aucune blessure et elles reçoivent des soins psychologiques, précise le ministre de l'Information du Ghana.

Les deux jeunes femmes sont des étudiantes de l'Université du Nouveau-Brunswick et elles étaient des volontaires pour l'ONG. Selon cette dernière, Lauren Tilley et Bailey Chitty recevront aussi un soutien psychologique pendant leur voyage de retour à la maison.

Dans une déclaration écrite, le gouvernement canadien s'est dit soulagé de pouvoir confirmer la libération des deux jeunes femmes et a précisé qu'elles bénéficiaient de l'aide consulaire du pays.

Au Ghana, les deux femmes étudiaient à l'Université technique de Kumasi, à environ 250 kilomètres au nord de la capitale, Accra. Elles ont été enlevées, vraisemblablement contre rançon, le 4 juin au soir en sortant d'un taxi devant le Kumasi Royal Golf Club.

Une troisième jeune femme qui se trouvait dans le véhicule n'a pas eu le temps de sortir lorsque ses deux camarades ont été enlevées.

Des enlèvements contre rançon plus fréquents

Plusieurs enlèvements contre rançon ont eu lieu ces derniers mois dans le pays, « un phénomène qui touche nos frères nigérians, mais que nous ne connaissions pas avant », avait dit avec regret fin avril le président Nana Akufo-Addo.

Mardi soir, la police ghanéenne a annoncé l'arrestation du président du plus important parti d'opposition, Samuel Ofosu-Ampofo, chef du Congrès national démocratique (NDC), parce qu'il était soupçonné d'être « en lien avec différents enlèvements ».

Le Ghana n'a connu aucun trouble majeur de sécurité dans son histoire et a toujours été perçu comme un pays pacifique et paisible dans une région tourmentée par les guerres civiles, la criminalité rampante et les groupes djihadistes.

Le pays d'Afrique de l'Ouest a d'ailleurs fait du tourisme, notamment nord-américain, un des piliers de son développement économique.

Avec les informations de CBC, et Agence France Presse

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