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Des enseignants manifestent contre les récréations prolongées

Des enseignants ont manifesté devant le parlement à Québec.
Des enseignants ont manifesté devant le parlement à Québec. Photo: Radio-Canada/Marie-Maude Pontbriand
Jean-François Nadeau

Une centaine d'enseignants ont manifesté mercredi matin devant l'édifice de l'Assemblée nationale. Ils dénoncent la décision du ministre de l'Éducation de rendre obligatoires deux récréations de 20 minutes pour tous les élèves du primaire dès la prochaine rentrée scolaire.

Selon eux, le règlement aura un impact négatif sur les services éducatifs offerts aux élèves.

On n'a pas écouté les enseignants. Ce n'est pas juste deux périodes de détente qu'on se fait imposer. C'est des coupures de services éducatifs. Quand on dit aux profs "vous allez surveiller davantage", ça veut dire moins de récupération, moins d'encadrement pour les élèves les plus vulnérables, déplore la vice-présidente de la Fédération autonome de l'enseignement, Nathalie Morel.

Les enseignants affirment également ne pas comprendre le fait que certaines commissions scolaires aient pris des dispositions pour modifier l'organisation du travail, alors que le règlement n'était pas encore adopté.

Ils demandent au ministre de l'Éducation de laisser le soin aux équipes-écoles de déterminer la durée des récréations, mais aussi de confier la surveillance à d'autres catégories de personnel que les enseignants.

Il faut cesser d'imposer des mesures mur à mur, qui ne tiennent pas compte de la réalité de chacune des écoles. C'est ce que Jean-François Roberge décriait de son prédécesseur. On ne comprend pas, soutient Nathalie Morel.

Les enseignants soutiennent aussi que cette prolongation des récréations au primaire aura une influence sur l'horaire du transport scolaire pour les écoles secondaires.

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