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Le parc Willie-Bourassa-Auger pourrait être vendu

Le parc Willie-Bourassa-Auger.
Le parc Willie-Bourassa-Auger, dans l'arrondissement de Brompton, pourrait être vendu environ 90 000 $ à un couple par la Ville de Sherbrooke. Photo: Radio-Canada / Charles Beaudoin
Radio-Canada

Des organisateurs du mouvement de protection du parc Willie-Bourassa-Auger de l'arrondissement Brompton ont été avisés que les élus sherbrookois autorisent la vente de cet espace vert.

À huis clos lundi, les élus ont décidé d'aller de l'avant avec le changement de zonage, un préalable à la vente. Ce parc riverain de la rivière Saint-François serait donc vendu pour un peu plus de 90 000 $ à un couple pour la construction d’une maison unifamiliale.

C'est pas mal ce genre de décision qui est prise sans audace, en suivant le courant. Je ne suis pas surpris , a dit le porte-parole de l'Association citoyenne pour les espaces verts de Sherbrooke, Martin Gagnon.

Ce dernier est invité à une rencontre à l'hôtel de ville pour en apprendre plus sur le processus de contestation du règlement visant la vente du parc. Il va y avoir une rencontre avec la greffière vendredi. Elle va nous expliquer les démarches des étapes pour le référendum. Une pétition va circuler pour récolter un minimum de personnes pour tenir le référendum. Après, ce référendum sera accessible aux gens qui sont dans la zone contiguë de ce secteur.

Selon M. Gagnon, 70 personnes pourraient avoir droit de vote à cet éventuel référendum. Elles deviendraient les porte-parole de tout Sherbrooke.

Notre équipe de porte-à-porte est déjà prête. On va être mobilisés pour avoir des votes et exercer notre droit au référendum.

Martin Gagnon, porte-parole de l'Association citoyenne pour les espaces verts de Sherbrooke

Martin Gagnon estime que les gens autour savent qu'on ne vend pas un parc. C'est une pérennité qui doit être assurée. C'est important d'aller dans la bonne direction avec les changements climatiques, avec la construction des espaces verts en périmètre urbain, de trouver des façons innovantes et peut-être audacieuses de prendre avantage de ces bouts de terrain qu'on n'utilise pas assez.

La Ville doit par ailleurs convaincre Hydro-Québec du bien-fondé de son projet. Le parc a été créé en 1997 grâce une subvention de 90 000 dollars de la Société d'État. Cette somme ne serait pas remboursable, sauf à certaines conditions.

Ça pourrait être une option dans la mesure où ça va contribuer à la communauté, où l'ensemble du projet, c'est à a dire la vente et le projet issu des recettes de cette vente-là obtiendront l'acceptabilité sociale. Il y plusieurs éléments qu'on veut prendre en considération , explique la conseillère relations avec le milieu chez Hydro-Québec, Nadine Jeannotte.

La conseillère municipale Évelyne Beaudin affirme avoir tenté de dissuader ses collèges à autoriser la vente du parc. Elle est la seule à commenter le dossier. Malheureusement, mes espoirs ont été déçus lors du dernier huis clos. Les discussions ne tenaient pas suffisamment compte des opinions de la population qui s'est exprimée massivement , dit-elle.

Le changement de zonage permettant la vente du parc devrait être entériné lors du conseil municipal du 17 juin prochain.

Estrie

Politique municipale