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Deux villes de l’Î.-P.-É. choisissent de laisser pousser les pissenlits

Un panneau indique qu'il n'y aura plus de tonte de gazon sur un terrain public.

Des panneaux sont apparus sur certains terrains publics à Statford et Cornwall, à l'Î.-P.-É., pour prévenir la population qu'ils ne seront plus entretenus.

Photo : CBC

Radio-Canada

Les villes de Cornwall et de Stratford, en banlieue de Charlottetown, ont décidé de laisser la nature suivre son cours sur certains terrains publics pour donner un coup de pouce aux pollinisateurs comme les abeilles.

Elles ont cessé de tondre le gazon sur ces terrains. Des plantes indigènes et des arbres ont déjà commencé à apparaître sur ces aires rendues à la nature. Les villes espèrent qu’elles deviendront un jour des forêts acadiennes.

Depuis des années, les apiculteurs de l’Île-du-Prince-Édouard demandent à la population de laisser les pissenlits pousser sur leurs pelouses pour que les abeilles puissent butiner.

Le groupe du bassin versant de Cornwall a exercé des pressions sur la municipalité pour qu’elle crée plus d’espaces naturels.

La ville a répondu à cet appel, mais doit maintenant répondre aux questions d’autres citoyens, qui ne sont pas tous enchantés du nouvel aspect des terrains rendus à la nature.

C’est sûr que des gens remettent en question ce nouveau look. Ils se demandent ce que nous faisons, pourquoi nous laissons pousser les pissenlits.

La Ville de Statford, pour sa part, a créé un « jardin de pollinisation » dans l’un de ses parcs et a planté des buissons autour d’un étang, en plus d’avoir créé elle aussi des espaces naturels.

Un terrain où pousse des herbes hautes et des pissenlits à Stratford.

Des terrains sauvages peuvent offrir un joli coup d'oeil, soutient Robert Hughes, le directeur municipal de Stratford.

Photo : CBC

Là aussi, ces initiatives ont été accueillies avec un certain scepticisme, reconnaît Robert Hughes, directeur municipal de Stratford.

Au début, les terrains ne paient pas de mine. Mais après un bout de temps, lorsque les plantes sauvages ont poussé et qu’on a planté quelques arbres, ils deviennent de très jolis endroits. Il faut simplement éduquer les gens , affirme-t-il.

L’approche a d’autres avantages, fait-il remarquer : les villes économisent en cessant de tondre des terrains, ce qui est également bénéfique pour l’environnement.

Avec les informations de CBC

Île-du-Prince-Édouard

Protection des écosystèmes