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Inondations à Gatineau : des sinistrés du chemin du Fer-à-cheval demandent un rehaussement de leur voie

Un panneau indiquant « rue barrée » est installé dans la rue entièrement inondée.
Le chemin du Fer-à-Cheval, dans le secteur de Masson-Angrs à Gatineau, est fermé en raison de la crue de la rivière des Outaouais (archives). Photo: Radio-Canada / David
Agnès Chapsal

Bon nombre de résidents du chemin du Fer-à-Cheval, dans le secteur de Masson-Angers à Gatineau, qui ont pour la plupart vécu deux inondations en 2017 et au printemps, ont demandé mardi aux élus lors du conseil municipal que la voie soit rehaussée.

Près de six sinistrés de ce secteur ont fait part de leur inquiétude et de leur frustration. Toutefois, ils ont aussi proposé une solution qui, selon eux, pourrait épargner des dépenses à la Ville pour que le chemin du Fer-à-cheval reste accessible pendant les inondations et ainsi qu'ils accèdent à leur maison.

En effet, cette voie qui a été inondée deux fois devient impraticable pour les résidents qui ne peuvent plus accéder à leur maison puisqu'il s'agit d'un long chemin avec une seule entrée qui est aussi la sortie.

Par deux fois sinistré, Jean-François Guilbault a expliqué lors de sa prise de parole qu'en deux ans, il n'a pas pu se rendre chez lui pendant deux mois du fait de la crue et de la configuration des lieux.

Également sinistré, Dany Saint-Jean a demandé aux élus de mettre le chemin conforme à la cote [de crue de récurrence] 100 ans .

Il faut être en mode solution [...] Il faut donner de l’accessibilité en ayant un chemin conforme.

Dany Saint-Jean, sinistré des inondations

Il a aussi précisé qu'il n'y avait aucun service sous le niveau de la chaussée, c'est-à-dire ni fils électriques, ni système d'égout ou d'épuration.

Alain Parenteau, résident du chemin du Fer-à-cheval depuis 56 ans, a aussi interpellé le maire Maxime Pedneaud-Jobin.

Cette année a été particulièrement pénible vu la longueur des inondations. Ce qu’on demande ce n’est rien de moins que le rehaussement du chemin. Je pense que c’est quelque chose qui est très raisonnable. Est-ce que M. le maire est prêt à se lever et à aller défoncer des portes? , a-t-il demandé.

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin a répondu qu'il pouvait juste s'engager à aller le plus vite possible.

Il a également rappelé que l'enrochement était une option prise pour des mesures d'urgence et qu'un rehaussement de la chaussée devait être approuvé par le gouvernement du Québec.

Quand on a fait [la rue] Jacques Cartier, le gouvernement nous a dit non pour des questions environnementales, si on est capable de démontrer que c’est une solution durable et qu’il n’y a pas d’effets pervers […] ils vont être d’accord avec nous. Il y a des solutions qui apparaissent simples et efficaces, mais je ne peux pas présumer de leur réponse à eux. Je peux juste m’engager à aller le plus vite possible , a expliqué M. Pedneaud-Jobin.

Pour sa part, le conseiller municipal du district de Masson-Angers, Marc Carrière, a confirmé qu'il n'y avait pas d'infrastructure dans le sous-sol. Il est d'avis de faire appel à l'expertise de scientifiques pour savoir si le rehaussement de la chaussée pourrait être une solution pour parer aux potentielles inondations futures.

Des experts environnementaux vont nous le dire. On pourrait arriver à une conclusion qui arrive à cela , a-t-il conclu.

Adoption de résolutions pour les sinistrés

En effet, la Ville veut mettre sur pied une commission scientifique indépendante pour comprendre les causes des inondations. Le maire en avait fait l'annonce lundi. La résolution du maire en ce sens a été adoptée à l'unanimité.

Les élus ont aussi adopté l'exemption des tarifs de permis et certificats de travaux de réparation des dommages causés par les inondations. Les taxes ont aussi été officiellement reportées pour les sinistrés.

Par ailleurs, des résidents de Gatineau ont sonné l'alarme concernant la crise du logement et l'itinérance.

Au total, 21 demandes d'intervention de citoyens avaient été faites pour ce conseil municipal qui s'est terminé vers 21 h 50.

Ottawa-Gatineau

Politique municipale