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Les minimaisons, une solution pour aider les sans-abri

Une petite maison en bois et en métal sur la remorque d'un camion.

Une minimaison installée dans la réserve de la Première Nation de Big River, au nord de Saskatoon.

Photo : Victoria Dinh/CBC

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Lakehead Social Planning Council (LSPC) croit que la construction de petites maisons, pour un coût moyen estimé de 30 000 $, pourrait réduite l'itinérance à Thunder Bay.

Le LSPC a organisé mardi soir un panel sur le thème des minimaisons, dans le cadre de son assemblée générale annuelle.

L’organisme croit que ce genre d'habitation offrirait une option de plus pour les gens à la recherche d’un logement abordable.

Bonnie Krysowaty, chercheuse en sciences sociales pour le LSPC, a présenté quelques exemples de minimaisons ailleurs au pays, dont le projet de la fondation Home for Heroes.

Cette fondation a construit à Calgary un quartier de minimaisons de transition pour des vétérans sans-abri.

Un panel de quatre personnes.

Bonnie Krysowaty (à gauche) avance que certains sans-abri aimeraient mieux avoir une petite maison que d’habiter dans un immeuble contenant plusieurs appartements.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Il y a un énorme élan d’intérêt en ce moment, et nous pensions que ce serait une histoire très positive , a déclaré Marie Klassen, directrice des services du LSPC.

Mme Klassen espère la mise sur pied d’un comité pour évaluer la faisabilité d’un projet semblable à Thunder Bay.

Toute initiative visant à construire du logement social nécessiterait un financement de la province par l’entremise du Conseil d’administration des services sociaux du district, explique-t-elle.

Cela nécessiterait également la coopération de la Ville pour s’assurer qu’un zonage approprié est en place et que les infrastructures, comme les services d’eau et d’égout, peuvent desservir les minimaisons.

Le LSPC a parlé au conseil municipal de petites maisons à l’automne, affirme Mme Klassen, et certains conseillers municipaux ont manifesté leur appui à cette idée.

Cependant, dit-elle, il est trop tôt pour dire quand un projet concret pourrait démarrer.

Une autre option : les maisons de jardin

Des conseillers municipaux de Thunder Bay, en collaboration avec des organismes locaux, ont par ailleurs développé un projet de maisons de jardin, qui seraient construites sur le terrain de maisons existantes.

Ces maisons permettraient d’offrir un toit à des personnes seules. Ce groupe représente la majorité de la liste d’attente pour un logement abordable à Thunder Bay.

L’ancien conseiller Iain Angus a présenté mardi soir ce projet, qui consisterait à construire 15 petites maisons, pour un coût total d’environ 1,4 million de dollars.

Un homme tenant un micro s'adressant à des gens assis.

L'ancien conseiller municipal Iain Angus a repéré plusieurs terrains potentiels où pourraient être construites des maisons de jardin.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

M. Angus explique que Thunder Bay permet depuis quelques années la construction d’une seconde petite résidence sur un même terrain, mais que peu de propriétaires ont manifesté leur intérêt.

Il raconte que l’idée leur est alors venue de prendre en charge toutes les facettes de la construction de maisons de jardin, incluant la gestion des locataires et le paiement du loyer.

Selon le contrat qui serait signé avec les propriétaires du terrain, la minimaison leur appartiendrait au bout de 20 ans.

Le groupe est en ce moment en attente d’une réponse à sa demande de financement.

Avec les informations de CBC

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