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Des patients armés dans les hôpitaux inquiètent le syndicat des infirmières

Du personnel du réseau de la santé dans un hôpital.

Photo : iStock / Photographerlondon

Radio-Canada

Le syndicat des infirmières de la Nouvelle-Écosse observe une augmentation des armes trouvées sur des patients dans les hôpitaux de la province. Le regroupement craint pour la sécurité de ses membres et du public et demande que soient instaurés de meilleurs protocoles d’urgence dans les établissements de soins de santé.

Le personnel de salles d'urgence en Nouvelle-Écosse est parfois confronté à de mauvaises surprises. Notamment, des patients se sont déjà présentés à l'hôpital avec une arme dissimulée dans une poche ou sous un vêtement. Le plus souvent, c'est un couteau, mais il arrive que ce soit une arme à feu.

Il y a eu des couteaux peut-être trois ou quatre fois dans les six derniers mois , lance le porte-parole francophone du Syndicat des infirmières de la Nouvelle-Écosse, Paul Curry.

Il est difficile de saisir l'ampleur du problème puisque les cas ne sont pas tous rapportés aux autorités.

Cela n’empêche cependant pas le syndicat des infirmières de prendre la situation au sérieux. Le groupe voudrait voir des gardes de sécurité en permanence dans toutes les salles d'urgence de la province. Il demande aussi l'instauration de mesures de confinement.

Paul Curry, porte-parole francophone, Syndicat des infirmières de la Nouvelle-Écosse, en entrevue.

Paul Curry, porte-parole francophone, Syndicat des infirmières de la Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada

On sait que ça existe dans le système scolaire par exemple, que les policiers ont des protocoles, des plans pour savoir comment ils peuvent entrer dans l’école, comment ils peuvent en sortir, où les élèves vont se mettre ensemble pour se cacher d’un agresseur, explique Paul Curry. On veut que ça existe aussi pour le système hospitalier, parce qu’on est aussi vulnérable.

Cette demande est appuyée par la Fédération canadienne des syndicats d'infirmières et d'infirmiers. Sa présidente, Linda Silas, insiste sur le besoin de resserrer le contrôle des allées et venues dans les hôpitaux. La population serait, selon elle, surprise de constater le niveau de violence observé dans les hôpitaux au pays.

On est encore plus surpris quand quelqu'un peut rentrer avec une arme dans un hôpital, soit un couteau, soit même un fusil, parce qu'on penserait qu’on ne devrait pas être capable de rentrer dans un [édifice du gouvernement] avec une arme.

Linda Silas, présidente de la Fédération canadienne des syndicats d'infirmières et d'infirmiers
Linda Silas en entrevue.

Linda Silas, présidente de la Fédération canadienne des syndicats d'infirmières et d'infirmiers.

Photo : Radio-Canada

En guise de réponse à ces préoccupations, la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse a fait parvenir à Radio-Canada un exemplaire d'un rapport sur l'amélioration de la sécurité au travail dans les salles d'urgence.

On y apprend notamment que des directives pour les employés sont en train d'être développées pour qu'ils puissent bien répondre aux situations violentes.

On apprend aussi que les employés de la Régie de la santé sont en voie d'être formés pour savoir comment réagir en présence d'un tireur actif.

D’après un reportage d’Olivier Lefebvre

Nouvelle-Écosse

Prévention et sécurité