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La pêche au homard est-elle réservée aux plus fortunés?

Au port de SeaCow Pond, l'effervescence matinale fait place au calme en milieu d'après-midi.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le prix d'un bateau et d'un permis se négocie à plus d'un million de dollars à l’Île-du-Prince-Édouard, un coût trop élevé pour les pêcheurs de la relève.

En 10 ans, les permis de pêche au homard sont passés de 250 000 $ à 1 000 000 $ pour les endroits les plus prisés de la province. Impossible, pour les plus jeunes, de suivre le rythme, lance Kendal Hackett, un homme de pont dans la vingtaine.

Un million de dollars, il n’y a pas beaucoup de jeunes qui peuvent se permettre ça. C’est probablement un des plus gros enjeux par ici.

Et la situation ne cesse d'empirer à l'Île-du-Prince-Édouard. Cette année, 1215 permis ont été délivrés par Pêches et Océans Canada pour les trois zones de pêches de la province :

  • 634 sur la côte-nord;
  • 225 à l'ouest du pont de la Confédération, dans le détroit de Northumberland;
  • 356 au sud-est.
Des homardiers au port.

Un permis de pêche et un homardier se vendent entre 600 000 $ et 1 000 000 $ à l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Radio-Canada

Mais ces permis changent très peu de mains au fil des ans, assure le pêcheur et courtier Mark Hackett. Peut-être qu’il y en a entre 10 et 25 qui changent de mains.

Ce faisant, les prix flambent. Ça dépend du port. La situation est moins problématique dans certains ports, mais ça varie entre 600 000 $ et 1 200 000 $ , assure Mark Hackett.

Les jeunes ne peuvent s’offrir ce genre de permis sans avoir l’aide de leurs parents ou d’un créancier autre que les banques. Selon Mark Hackett, le gouvernement provincial et les banques devraient aider davantage les jeunes qui veulent se lancer dans l’aventure.

Le pêcheur et courtier Mark Hackett en entrevue devant son bateau.

Selon le pêcheur et courtier Mark Hackett, les banques et le gouvernement doivent aider davantage les jeunes qui souhaitent acheter un permis et un homardier.

Photo : Radio-Canada

Pour le moment, seul un prêt à 4 % pour les sept premières années aide les pêcheurs à investir dans les permis et les infrastructures.

Le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard n'a pas répondu aux demandes d'entrevue de Radio-Canada, mais assure se préoccuper du problème.

Enfin, tout comme pour les permis du Nouveau-Brunswick, les permis de l’Île-du-Prince-Édouard sont convoités par des gens provenant de l’extérieur de la province. J’ai reçu beaucoup d’appels de gens de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick qui aimeraient acheter un permis de la province parce que les prises sont bonnes , déclare Mark Hackett.

Un intérêt qui pourrait encore faire monter les prix.

D’après un reportage de Julien Lecacheur

Île-du-Prince-Édouard

Industrie des pêches