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Changement climatique : étude d'impact du vent et du givre sur les éoliennes

Trois éoliennes s'élèvent au-dessus de la cime des arbres dans un ciel bleu.

Parc éolien en Gaspésie

Photo : Radio-Canada / William Bastille Denis

Radio-Canada

Les données préliminaires d’une étude sur l’impact des changements climatiques sur les éoliennes laissent entrevoir que le vent et le givre n’auraient pas autant d’impact sur les installations que ce qu’anticipait l’industrie.

Selon les données d’Hydro-Québec, par exemple, il devrait y avoir davantage d’épisodes de givre au sud du Saint-Laurent dans le futur, mais les données préliminaires de Nergica soutiennent que les impacts seraient de plus courtes durées sur les installations.

Pour la chargée de projet chez Nergica, Marilys Clément, il s'agit de données intéressantes pour l’industrie. Chaque fois qu’il y a du givre sur une éolienne, ça change ses caractéristiques, elle produit moins bien. Dans plusieurs cas, lorsqu’il y a du givre de façon trop extrême, l’éolienne devrait être arrêtée, c’est des pertes de productions qui sont engendrées. Si on a une réduction du temps où il y a du givre sur les éoliennes, ça pourrait représenter des pertes moins importantes.

Cependant, l’avenir s’annonce moins encourageant pour les éoliennes du nord.

Les prévisions préliminaires laissent entrevoir que les épisodes de givres seraient plus longs et plus importants.

Il faudra s’adapter dans ce secteur estime le directeur général de Nergica, Frédéric Côté. Quand on parle du nord, on va plutôt référer, par exemple, à des réseaux autonomes, des communautés isolées. Donc de savoir qu’il va avoir des épisodes de givre plus grands je pense que ça va nous aider à faire des bons choix de bonnes technologies pour l’approvisionnement futur.

Trois personnes discutent, assises côte à côte

De gauche à droite, Éric Desrosiers, conseiller en prévision de la production éolienne. Hydro-Québec distribution, Hélène Côté, spécialiste en simulation et analyse climatique, Ouranos et Marilys Clément chargée de projet, recherche et innovation, Nergica

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Le vent

Les premiers résultats qui concernent la vitesse des vents surprennent : ils devraient demeurer stables au contraire de ce que prévoyait l'industrie.

C’est la constatation de la spécialiste en simulation et analyse climatique de groupe Ouranos, Hélène Côté, qui précise qu’il s’agit de données préliminaires.

Ses prévisions concernent les décennies qui vont de 2031 à 2060.

C’est intéressant de savoir aussi si on s’en va vers des vents trop faibles pour produire ou s’il y a des de plus en plus d’épisodes trop forts pour produire et si la ressource est plus fluctuante qu’avant.

Hélène Côté, spécialiste en simulation et analyse climatique de groupe Ouranos

Le directeur de Nergica se réjouit, mais attend la fin de l’étude avant de conclure quoi que ce soit.

Comme tout résultat préliminaire, on a certains résultats qui se contredisent et c’est souvent le cas lorsque les marges ou les changements sont relativement modestes. Donc je vous dirais qu’on n’a pas de grandes surprises, ça nous conforte dans ce qu’on pensait.

Frédéric Côté, dg, Nergica

La première de trois années de l'étude de l'impact des changements climatiques tire à sa fin.

Divers groupes comme Nergica, Ouranos, Hydro-Québec et des partenaires de l'Ontario et du Manitoba participent à l'étude.

Ces données préliminaires ont été dévoilées lors du colloque de l'industrie éolienne qui a lieu à Matane.

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Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

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