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L'éperlan du Saguenay au coeur d'une étude

L'éperlan est une espèce bien connue des amateurs de pêche blanche.

Photo : Radio-Canada / Julie Tremblay

Radio-Canada

Après celui du lac Saint-Jean, c’est au tour de l'éperlan du Saguenay de faire l’objet d’analyses par une équipe de chercheurs de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

Les spécialistes veulent en savoir plus sur les populations, les sites de reproduction et les déplacements de l’éperlan, une espèce essentielle à l’écosystème marin du fjord, mais dont on connaît peu de choses.

Sur la rivière Saguenay, face à la marina de Chicoutimi, le professeur Pascal Sirois et son équipe se sont fixé pour objectif d’en apprendre davantage sur l'éperlan arc-en-ciel, qui nourrit d’autres poissons, les mammifères marins, les oiseaux et aussi certains pêcheurs sportifs.

« C’est un projet multidisciplinaire. On va faire de la biologie de la reproduction. On fait aussi la géographie de l'habitat de la reproduction, on regarde aussi la physique de la dérive des larves », explique Pascal Sirois, biologiste de formation.

Mardi matin, l'équipe était surtout à la recherche d'oeufs et de larves fraîchement écloses. Le secteur sondé est délimité par le pont de Sainte-Anne, à Chicoutimi, et Saint-Fulgence, où se trouvent les zones de fraie.

L’exercice sera répété à quelques reprises et le contenu des filets spéciaux sera analysé en laboratoire. Mais déjà, un examen visuel met la table à une première évaluation.

Printemps tardif

Pascal Sirois explique que le printemps tardif a repoussé d'au moins une dizaine de jours l'éclosion des oeufs.

Ceci n'empêche pas de procéder au deuxième volet de la recherche : le déplacement des poissons. Pour ce faire, des bouées sur lesquelles ont été fixées des balises satellites seront utilisées pour mieux connaître le déplacement des courants et celui des larves vers les secteurs d'alimentation.

Pascal Sirois sur un bateau

Le professeur et chercheur à l'UQAC, Pascal Sirois, dirige la recherche sur l'éperlan.

Photo : Radio-Canada

Il sera ainsi possible de déterminer si l’éperlan qu'on retrouve dans la baie des Ha! Ha! provient du secteur étudié où d'autres zones de fraie.

Les données qu'on récolte sur cette population sont importantes pour le maintien de cette population-là et les services qui y sont associés, donc la pêche sportive et le maintien de la biodiversité.

Pascal Sirois, biologiste et chercheur

L'étude dispose d'un budget de 100 000 $ pour un an, une enveloppe sur laquelle l'équipe du professeur Sirois aimerait bien pouvoir compter de façon récurrente.

D’ores et déjà, le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs confirme qu’il assurera le suivi afin de mieux connaître l'évolution de la population et l’univers de ce petit poisson.

D'après le reportage de Denis Lapierre

Saguenay–Lac-St-Jean

Protection des écosystèmes