•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Contre-interrogatoire de la présumée victime de Paul Mukendi

Paul Mukendi dans les couloirs du palais de justice de Québec

Paul Mukendi (au centre) est accusé d'agressions sexuelles, de menace de mort et de voies de fait armées.

Photo : Radio-Canada

Jean-François Nadeau

Les avocats du pasteur Paul Mukendi ont tenté mardi de soulever plusieurs contradictions dans le témoignage de la femme qui a porté plainte contre lui.

Le fondateur de l'église Parole-de-Vie est accusé d'agressions sexuelles, de menace de mort et de voies de fait armées.

Les agressions sexuelles auraient débuté alors que la plaignante, aujourd'hui âgée de 31 ans, avait 14 ans. Elles auraient duré un peu plus d'une dizaine d'années.

D'entrée de jeu, la plaignante a dû admettre qu'elle avait déjà menti sous serment, il y a quelques années, dans une autre cause.

Oui, j'ai déjà menti sous serment devant le tribunal, mais c'était à la demande de M. Mukendi, a-t-elle répondu à une question de l'avocate de la défense, Me Dominique Bertrand.

Elle a également semblé confuse quant au nombre d'attouchements sexuels sans pénétration qu'elle aurait subis.

Dans une déclaration vidéo faite aux policiers en juillet 2016, elle mentionnait que les attouchements avaient lieu environ deux fois par mois.

Lors du contre-interrogatoire, mardi, elle a affirmé avoir subi un seul attouchement.

Je me suis trompée. Je crois avoir confondu le nombre d'attouchements avec les fois où il se masturbait sans me toucher, a répondu la plaignante à l'avocate, qui a souligné ces contradictions.

Ma mémoire n'est pas infaillible

La femme n'était pas en mesure non plus de dire si son père vivait toujours chez elle au début des attouchements allégués, alors que dans son témoignage de vendredi, elle soutenait qu'il n'habitait plus avec elle.

Ça fait longtemps. Ma mémoire n'est pas infaillible. Les dates que j'ai gardées étaient par rapport aux événements. Je ne veux pas mentir au juge ou au jury, je fais de mon mieux, a soutenu la femme.

La défense est revenue sur la première agression sexuelle avec pénétration, qui serait survenue alors qu'elle avait 15 ans.

L'avocate a soulevé le fait que dans un témoignage en 2016, la plaignante affirmait qu'elle ne portait pas de sous-vêtements, alors qu'elle dit aujourd'hui le contraire.

La première agression, j'avais 15 ans. Ça fait longtemps. Il y a eu plusieurs autres agressions ensuite. Je dois me rappeler de tellement de choses en même temps. Je les mélange, a-t-elle répondu.

Le contre-interrogatoire doit se poursuivre mercredi au palais de justice de Québec.

Québec

Procès et poursuites