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Entente Netflix et l’APFC : de l’espoir pour les producteurs franco-ontariens

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Les producteurs franco-ontariens pourraient voir leurs horizons s'élargir s'ils parviennent à diffuser leurs oeuvres sur une plateforme comme Netflix. Photo: Radio-Canada / Sebastien Vachon
Alexandra Angers

« Une opportunité incroyable de développer des nouvelles voix » : c'est ainsi que la créatrice ottavienne Marie-Pierre Gariépy accueille le partenariat entre l'Alliance des producteurs francophones du Canada (APFC) et Netflix.

Ce partenariat, rendu public dimanche dans le cadre du Festival international des médias de Banff, permettra de mettre en place un programme de perfectionnement professionnel pour les scénaristes, réalisateurs et producteurs francophones hors Québec.

Au terme de l’exercice, les créateurs choisis auront des projets de longs métrages ou de séries prêts à être présentés à des diffuseurs et des producteurs, incluant Netflix.

Marie-Pierre Gariépy est assise à une table de bureauMarie-Pierre Gariépy, présidente et fondatrice des Productions Slalom Photo : Radio-Canada

Selon Marie-Pierre Gariépy, fondatrice de la maison de production Slalom, il s'agit d'une nouvelle possibilité de créer un écosystème favorable à la production de contenu francophone en milieu minoritaire .

Le président de Balestra Productions, Mark Chatel, se réjouit lui aussi de cette annonce. Selon lui, ces formations vont permettre aux artisans d’ici d’être dans la logique Netflix pour comprendre davantage comment les projets doivent être présentés et qu’est-ce qu’ils recherchent exactement .

La directrice générale de l’APFC, Carol Ann Pilon, rappelle que l’on retrouve de plus en plus de contenus francophones sur la plateforme de films et séries télévisées. À son avis, même s'il faut continuer à travailler avec les télédiffuseurs canadiens, il est temps pour les producteurs d’ici de s’ouvrir au monde. Il en va de la survie des producteurs francophones en situation minoritaire au Canada, renchérit-elle.

En ce moment, il y a entre 5 et 7 % du contenu audiovisuel en ligne [qui est] francophone. Ce n’est pas beaucoup, alors si on ne se fait pas une place sur ce marché, on n’aura beaucoup de difficultés à rattraper tout ça dans les années à venir.

Carol Ann Pilon, directrice générale de l’APFC

Selon Mark Chatel, jouer dans la cour de Netflix implique un changement de paradigme pour les producteurs de la région. Il faut réajuster un peu le tir, parce que, depuis des années, avec les bailleurs de fonds canadiens, on est toujours dans un réflexe de développer des projets qui sont ancrés dans une réalité très locale , souligne-t-il.

Mark Chatel souriant devant un édifice.Mark Chatel, président de Balestra Productions Photo : Balestra Productions

Le président de Balestra Productions est emballé à l’idée d’amener ses oeuvres télévisuelles à un niveau international. Il réfléchit déjà, avec son équipe, à ce qui pourrait se faire.

Ça nous donne le goût d’aller davantage dans la fiction. On a fait le film La Sacrée [en 2011]. Là, je pense qu’une série de fiction internationale, c’est quelque chose qu’on a dans la mire , soutient M. Chatel.

Avec les informations de Marie-Ève DuSablon

Ottawa-Gatineau

Cinéma