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Légère baisse des émissions de GES par tonne d’aluminium chez Alouette

Cheminées de l'Aluminerie Alouette, à Sept-Îles.

Cheminées de l'Aluminerie Alouette, à Sept-Îles

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Djavan Habel-Thurton

Selon les données fournies par l'aluminerie Alouette, à Sept-Îles, chaque tonne d'aluminium produite a émis, en 2018, l’équivalent de 1,87 tonne de CO2 dans l’atmosphère, une légère diminution par rapport aux émissions de 1,88 tonne en 2017.

L'année 2018 a été une difficile du point de vue opérationnel à l’aluminerie Alouette, qui a produit un peu moins d’aluminium en 2018 qu’en 2017. L'approvisionnement en alumine a notamment posé un défi. Le fournisseur principal d’Alouette, l’usine Alunorte au Brésil, a connu d'importantes difficultés en octobre 2018.

La plus grande aluminerie des Amériques a présenté mardi son bilan 2018 en matière de développement durable. Elle explique qu’une baisse non anticipée du prix de l’aluminium a marqué les derniers mois.

La production d’aluminium est passée de 595 840 tonnes en 2017 à 581 596 tonnes en 2018, une baisse de 2,4 %.

En tout, c’est donc l’équivalent de près de 1,1 million de tonnes de CO2 qui ont été produites en 2018. Ces émissions placent Alouette parmi les plus grands émetteurs de gaz à effets de serre (GES) au Québec.

Selon le directeur des systèmes de gestion, Sébastien Scherrer, l'aluminerie conservera sûrement pour 2018 la troisième position au palmarès des plus grands émetteurs de GES du Québec.

« On est la plus grosse aluminerie des Amériques donc quand on regarde ça en tonnage émis, l'émission est grande. Par contre, quand on regarde ça en intensité d'émission par tonnes produites d'aluminium, on est content du résultat », explique Sébastien Scherrer, directeur des systèmes de gestion, chez Aluminerie Alouette.

Selon le rapport d’Alouette, l’aluminium canadien est celui avec la plus faible empreinte carbone au monde en raison de l’utilisation d’électricité produite par des centrales hydroélectriques.

L’entreprise se réjouit de maintenir au minimum les contaminants rejetés dans l'environnement. Elle espère aussi améliorer son bilan environnemental en faisant la transition du mazout au gaz naturel grâce à l’arrivée de cette source d’énergie sur la Côte-Nord.

« On est positionné favorablement, maintenant l'arrivée du gaz naturel sur la Côte-Nord va nous aider grandement, on parle d'une réduction potentielle de nos émissions de 30% à la cuisson des anodes », espère M. Scherrer.

Alouette espère faire la transition au gaz dès l'année 2021-2022.

Avec les informations de Nicolas Lachapelle

Côte-Nord

Environnement