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  • Les Jardins de Métis, bijou horticole de la Gaspésie

    Vue d'une allée où se côtoient fleurs et conifères aux Jardins de Métis

    Les Jardins de Métis constituent une visite incontournable lorsqu'on visite le Bas-Saint-Laurent-Gaspésie.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Le 22 juin 2019 s’ouvre la 20e édition du Festival international de jardins. Ce festival, un des plus importants du genre en Amérique du Nord, se déroule dans les Jardins de Métis. Plusieurs de nos journalistes nous ont fait découvrir au cours des années ces jardins situés à Grand-Métis et considérés comme parmi les plus beaux du monde.

    Des jardins surprenants

    Nombreux sont les touristes pour qui faire la Gaspésie signifie seulement se rendre à Percé le plus vite possible. Ils risquent alors de rater une des plus belles attractions de la région, les Jardins de Métis.

    Paul Toutant

    Téléjournal, 8 août 1983

    À l’été 1983, le journaliste Paul Toutant se rend en tournée dans le Bas-Saint-Laurent. Il en rapporte un reportage qu’il a tourné aux Jardins de Métis et qui est présenté au Téléjournal du 8 août 1983.

    Les Jardins de Métis surprennent à bien des égards. Leur situation d’abord : ils se trouvent à une latitude plutôt septentrionale.

    Mais l’endroit jouit d’un microclimat qui permet la culture de plusieurs plantes que l’on retrouve d’habitude plus au sud.

    Celles-ci avoisinent les espèces indigènes pour donner un spectacle horticole hors de l’ordinaire pour ces contrées nordiques.

    Ceci explique que l’on recense dans les Jardins de Métis plus de 500 variétés de plantes et de fleurs.

    Parmi celles-ci, notons le pavot bleu qui est devenu l’emblème des lieux.

    On retrouve également des espèces exotiques comme le saule de Bock et l’érable rouge qui existe surtout en Chine et au Japon.

    Les insectes, dont les abeilles, abondent dans ces jardins.

    Paul Toutant, qui possède un bon sens de l’humour, nous amène à partager pendant quelques secondes la vision que doivent avoir ces vaillantes butineuses de ce paradis floral.

    L’effet est décoiffant.

    Visite des lieux

    La semaine verte, 8 janvier 1984

    Quelques mois plus tard, l’émission La semaine verte nous invite à son tour à découvrir les Jardins de Métis. L’animateur Yvon Leblanc nous présente le 8 janvier 1984 une entrevue réalisée avec Fernand Lavoie, contremaître horticulteur.

    Fernand Lavoie nous décrit l'endroit où il travaille. Celui-ci est découpé en six secteurs vedettes.

    Un de ces secteurs, l’allée royale, est dessiné à l’anglaise.

    D’autres sections vont mettre de l'avant les rhododendrons ou encore les plantes indigènes aquatiques dans un plan d’eau qui vient juste d’être aménagé.

    Un camp de pêche transformé en Éden

    Les Jardins de Métis sont l’œuvre d’une riche héritière, Elsie Reford.

    C'est ça la vie, 17 mars 2010

    Son arrière-petit-fils, Alexander Reford, nous raconte son histoire le 17 mars 2010 à l’émission C’est ça la vie lors d’une entrevue que réalise le journaliste Normand Latour.

    Un peu après la Première Guerre mondiale, Elsie Reford reçoit en héritage la Villa Estevan. C'est le camp de pêche que son richissime oncle George Stephen, un des fondateurs du Canadien Pacific, possède à Grand-Métis.

    Cet endroit de villégiature, Elsie Reford le connaît depuis qu’elle est enfant.

    L’héritière est aussi une botaniste remarquable. Elle est notamment membre de la très prestigieuse et très exclusive Société royale d’horticulture de Londres.

    À l’été 1928, Elsie Reford, immobilisée par la maladie, décide de remanier le camp de pêche de fond en comble.

    Ses connaissances horticoles lui font comprendre l’énorme potentiel que possède le site.

    Le climat frais offre la possibilité de longues floraisons.

    Le mur d’épinettes blanches qui entoure la propriété,et la toponymie de l’endroit créent un écrin protecteur qui favorise l’éclosion de plantes habituées à des climats plus chauds.

    Elsie Reford aménagera son jardin sans relâche jusqu’en 1958, où elle vient pour une dernière fois à Métis.

    En 30 ans, elle a transformé l’ancien camp de pêche de son oncle en Éden.

    Elle lègue ce domaine à son fils, qui n’a pas du tout le pouce vert.

    En 1961, celui-ci vend les Jardins de Métis au gouvernement du Québec, qui en sera le propriétaire pendant 33 ans.

    C’est l’arrière-petit-fils d’Elsie Reford, Alexander, et une société à but non lucratif, les Ateliers Plein Soleil de Mont-Joli, qui reprennent la propriété en 1994 lorsque l’État québécois veut la privatiser.

    Durant cette période, les Jardins de Métis développent une mission d’éducation et d’exploration de l’horticulture contemporaine que représente pleinement le Festival international de jardins.

    Les Jardins de Métis sont considérés parmi les plus remarquables du monde. C’est un rendez-vous incontournable dans le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie pour les horticulteurs et autres amateurs de beauté.

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