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  • Archives
  • La SPCA, au secours des animaux depuis 150 ans

    Chaton qui s'agrippe aux barreaux de sa cage à la SPCA de Montréal.
    Chaque année à Montréal, plus de 20 000 animaux de compagnie sont abandonnés dans les refuges. Photo: Radio-Canada
    Radio-Canada

    La Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) est fondée à Montréal en juin 1869. Le sauvetage d’animaux en détresse, les inspections, le démantèlement de chenils clandestins ou l’organisation de journées d’adoption sont quelques-unes des actions de la SPCA couvertes par Radio-Canada au fil du temps.

    Depuis 150 ans, la SPCA combat la négligence et les abus envers les bêtes. Au départ, elle souhaitait mettre un terme à l’exploitation et à la maltraitance envers le bétail et les chevaux de trait. Aujourd’hui, ses actions concernent autant les animaux de ferme et de jardin zoologique que les animaux de compagnie.

    Jouer les héros pour secourir les animaux

    Montréal Ce soir, 23 janvier 1990

    Le 23 janvier 1990, le Montréal Ce soir diffuse un sauvetage spectaculaire. René Fonck, un employé de la SPCA, porte secours à un chien perdu sur les glaces du lac Saint-Pierre. Suspendu à un hélicoptère de la Garde côtière canadienne, il réussit à agripper l’animal apeuré et frigorifié pour le hisser à bord.

    C’est un chien d’environ six à huit mois et je pense que ça fait au moins une semaine qu’il doit se promener sur les rives, parce que si on regarde il est très maigre

    René Fonck, employé SPCA, 1990

    Veiller aux conditions de vie adéquates des animaux de compagnie

    5 sur 5, 17 novembre 2002

    À l’émission 5 sur 5 du 17 novembre 2002, le journaliste Benoit Giasson accompagne l’inspecteur Jean-Claude Brousseau sur son lieu de travail. Le vétérinaire lui explique comment il établit les priorités pour venir en aide aux animaux.

    Selon la température, selon l’espèce ou le type de chien. Un chien à poil court, il fait moins 25 degrés dehors, s’il n’a pas d’abri, ça devient une urgence.

    Jean-Claude Brousseau, inspecteur SPCA, 2002

    En marchant dans une ruelle, l’inspecteur observe deux chiens de race Rottweiler laissés à eux même sur un balcon. Jean-Claude Brousseau remarque d’emblée le manque d’abri, d’espace, d’eau et de nourriture. Il décide de rencontrer la propriétaire des chiens. Dans ce cas tout se passe bien, mais il n’en est pas toujours ainsi :

    Je me suis déjà fait lancer des objets, il a passé toute sa vaisselle

    Jean-Claude Brousseau

    En montrant les photos de chiens chétifs et agonisants qu’il a déjà saisis, l’inspecteur déclare:

    On ne s’habitue pas, ça fait mal de voir des choses comme ça. Ce n’est pas un travail agréable qu’on fait […] Faut aimer les animaux pour le faire.

    Jean-Claude Brousseau

    Démanteler les usines à chiots

    Téléjournal, 26 septembre 2008

    Le 26 septembre 2008, la SPCA saisit des centaines de chiens dans une usine à chiots de Rawdon dans Lanaudière. Un des pires chenils clandestins de l’histoire du Québec. Des bénévoles de la Humane Society International viennent prêter main-forte aux employés de la SPCA.

    Stéphanie Tremblay couvre l’événement pour le Téléjournal. Elle s’entretient avec des vétérinaires et inspecteurs de la SPCA.

    C’était vraiment l’horreur, il y avait des chiens morts avec des chiens vivants. Tous les chiens sont vraiment maigres. il y avait des chiens dans des cages un en dessous de l’autre, des chiens dans des Tupperwares.

    Alanna Devine, directrice intérimaire SPCA Montréal, 2008

    Les vétérinaires de l’organisme ont examiné d’urgence les animaux qui vivaient dans ces conditions épouvantables. Ils ont ensuite préparé un dossier dans le but de poursuivre au criminel les deux propriétaires du chenil.

    La plupart des chiens amenés ici aujourd’hui seront probablement sauvés. Mais malgré cela, la SPCA continue de militer pour des lois plus sévères qui pourraient empêcher des situations comme celle-ci de se reproduire.

    Stéphanie Tremblay, journaliste

    À l’époque, la loi ne reconnaissait pas le statut de l’animal. La SPCA s’en remettait au Code criminel canadien. Ce n’est qu’en décembre 2015 que le législateur du Québec a conféré aux animaux un statut juridique.

    Avant l’adoption de la Loi sur le bien-être et la sécurité de l’animal, les animaux étaient considérés comme des biens meubles et non des êtres dotés de sensibilité.

    Les amendes et les peines sont beaucoup plus sévères désormais pour les contrevenants.

    Le Québec et son triste record d’abandons

    Téléjournal, 12 juillet 2014

    Au Téléjournal du 12 juillet 2014, le journaliste Pascal Robidas rencontre des adoptants à la clinique d’adoption de la SPCA.

    Plusieurs futurs parents adoptifs font la file pour trouver un compagnon.

    Je l’ai pris, puis quand j’ai vu sa face j’ai dit; Ahhh, il est trop cute. C’était lui!

    Marion, cliente de la SPCA, 2014

    L’organisme tient cet événement chaque année après la période des déménagements qui coïncide avec de très nombreux abandons d’animaux domestiques.

    À Montréal, c’est plus de 20 000 chats et chiens qui se retrouvent dans les refuges chaque année. 50 % d’entre eux sont euthanasiés, 44 % trouvent une nouvelle famille et 6 % sont réclamés par leur propriétaire.

    Ailleurs au pays, le portrait semble plus reluisant :

    À Calgary, 81 % des animaux perdus sont retrouvés par leur propriétaire et 7 % sont euthanasiés. C’est fou, il y a quelque chose à Montréal qu’on ne fait peut-être pas correctement […] On veut travailler sur le devoir de chacun des propriétaires.

    Anie Samson, responsable de la sécurité publique et des services aux citoyens pour la Ville de Montréal, 2014.

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