•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’un des premiers Irving au N.-B. a été qualifié de squatteur

Un ancien document jauni par le temps sur lequel plusieurs notes manuscrites sont lisibles.
La note « pauvre squatteur » écrite au crayon est encore visible sur ce document gouvernemental produit à la suite d'une proposition d'achat de terres présentée par George Irving en 1835. Photo: Archives provinciale du Nouveau-Brunswick
Radio-Canada

Des documents conservés aux Archives provinciales du Nouveau-Brunswick décrivent la première proposition d'achat de terres de la Couronne présentée par un membre de la famille Irving.

Une lettre de l’immigrant écossais George Irving rédigée en 1835 offre aux lecteurs un aperçu des modestes débuts des Irving, devenue l'une des familles les plus riches et influentes au Canada.

Dans la lettre, il demande environ 40 hectares de terres (100 acres), indique l’archiviste Joshua Green. C’était relativement peu de terres à l’époque, explique-t-il. Beaucoup de gens demandaient et obtenaient parfois bien plus.

Son petit-fils, James D. Irving, est connu pour avoir été propriétaire d’une scierie et de trois fermes. Le fils de ce dernier, K. C. Irving, est le fondateur du groupe d’entreprises portant le nom de la famille.

Aujourd’hui, soit 184 ans après la demande de George Irving, les entreprises Irving se distinguent dans le pétrole, la foresterie, la construction navale et les journaux. La famille est l’une des plus grandes propriétaires de terres au Canada et aux États-Unis.

La lettre de George Irving, de Richibucto, est adressée au lieutenant-gouverneur Archibald Campbell. Il propose d’acheter ces terres qu’il décrit comme étant vacantes et situées du côté nord-ouest de l’affluent Mill de la rivière Richibucto. M. Irving offre une somme équivalente à 1440,52 $ actuels.

Joshua Green en entrevue dans une salle pleine de documents archivésLa lettre de George Irving datée de 1835 était la première proposition de sa famille pour l'achat de terres de la Couronne, selon l'archiviste Joshua Green. Photo : CBC/Shane Fowler

Le gouvernement à l’époque a reçu la proposition et fait une série d’évaluation des lieux. Ces documents comprennent un détail sur la situation financière de George Irving.

On peut voir au verso d’un document des notes rédigées par diverses personnes, indique Joshua Green. La note « pauvre squatteur » écrite au crayon se distingue des autres écrites à l’encre.

On ignore qui a pris ces notes il y a près de deux siècles. Il s’agissait peut-être d’un employé de bureau ou d’un arpenteur, explique M. Green. Il est inhabituel de voir des commentaires de ce genre sur des documents gouvernementaux, souligne l’archiviste.

La demande de George Irving a été approuvée. Elle a été suivie par d’autres demandes et achats de terres par son fils Herbert dans la même région.

Une famille fière de ses racines

CBC a demandé une entrevue avec un représentant de la famille Irving. La porte-parole de l’entreprise forestière J. D. Irving, Mary Keith, a répondu avec une déclaration attribuée à J. K. Irving, 91 ans, l’arrière-arrière-arrière-petit-fils de George Irving.

J. K. Irving dit se sentir chez lui au Nouveau-Brunswick et qu’il ne voudrait vivre nulle part ailleurs. Il est très fier de ses racines néo-brunswickoises, ajoute-t-il.

Avec les renseignements de Shane Fowler, de CBC

Nouveau-Brunswick

Histoire