•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

De nombreux oiseaux morts découverts dans la région de Campbellton

Un oiseau jaune, mort dans une main.

Un des oiseaux qui ont été trouvés morts par Geniva Anderson.

Photo : Gracieuseté / Geniva Anderson

Radio-Canada

Des oiseaux qui « tombent du ciel comme des mouches » portent les gens à se poser des questions, près de Campbellton, au Nouveau-Brunswick, raconte une résidente.

Geniva Anderson dit avoir trouvé à elle seule quatre oiseaux morts en deux jours seulement.

Elle explique que les oiseaux se percutent sans arrêt aux fenêtres des édifices et aux vitres des voitures.

Certains se relèvent un peu abasourdis et reprennent leur vol. La majorité d’entre eux toutefois meurt à la suite du choc.

On a un problème avec des petits oiseaux qui volent dans nos fenêtres, nos autos. Même si le véhicule est stationné, ils vont voler dedans explique Mme Anderson.

Elle dit que les oiseaux semblent désorientés et qu’ils ont de la difficulté à voler aisément.

Elle s’est tournée vers Facebook pour voir si d’autres gens avaient été témoins de ce phénomène étrange.

Les histoires de morts d’oiseaux dans la région se sont multipliées sur sa publication, démontrant qu’elle n’était pas la seule à observer ce phénomène morbide.

Un oiseau mort.

Des dizaines d'oiseaux morts ont été retrouvés près de Campbellton les derniers jours.

Photo : Gracieuseté / Geniva Anderson

Joe Nocera, professeur agrégé en gestion de la faune à l’Université du Nouveau-Brunswick, pense pour sa part que les oiseaux sont présentement épuisés par la faim.

La raison pourquoi les oiseaux ont l’air si désorientés, si peu acrobatiques si on peut dire, est probablement due au fait qu’ils n’ont pas assez d’énergie et ils sont un peu en mode famine , explique le professeur.

Il croit aussi que les morts d’oiseaux enregistrées les derniers jours pourraient être le résultat de facteurs environnementaux ou physiologiques.

Il se pourrait, selon lui, que les oiseaux aient connu des conditions difficiles durant la période migratoire, ce qui les aurait obligés à utiliser leurs dernières réserves d’énergie. Il croit qu'en arrivant au Nouveau-Brunswick, les oiseaux n’ont pas trouvé suffisamment de nourriture pour reprendre des forces.

Il pourrait y avoir plusieurs explications, ajoute le professeur Nocera.

Avec le temps froid qui empêche les insectes de sortir, les oiseaux n’avaient pas accès à leur nourriture dit-il.

Nouveau-Brunswick

Nature et animaux