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L’interdiction du plastique à usage unique bien reçue par des restaurateurs

L’Union européenne va de l’avant avec une interdiction sans équivoque des plastiques à usage unique. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Pailles, verres, emballages, gants et ustensiles : les restaurateurs sont connus pour utiliser de nombreux objets en plastique à usage unique. Malgré tout, la nouvelle annoncée par Justin Trudeau lundi matin a été bien reçue par plusieurs d’entre eux, qui pensent même qu’il était temps qu’une telle mesure soit adoptée.

Je vois ça comme une excellente nouvelle, lance Gilles Ratté, copropriétaire de Guacamole à Moncton. Il faut le forcer, on est en train de polluer à un rythme incroyable.

Plusieurs restaurateurs du Nouveau-Brunswick avaient commencé à prendre un virage vert il y a déjà quelques années.

Nous on est beaucoup plus conscients depuis cinq à huit ans, explique Gilles Ratté. C’est quand même nouveau dans la culture corporative, mais on est assez fiers de ce qu’on a fait à date.

Gilles Ratté dans son restaurant, Guacamole, à Moncton au Nouveau-Brunswick.Gilles Ratté espère que l'interdiction d'objet en plastique à usage unique forcera l'industrie à offrir des produits biodégradables. Photo : Radio-Canada

Par exemple, les pailles distribuées par Guacamole sont en papier et les emballages sont biodégradables. Ils sont plus dispendieux, mais ils ne laissent aucune empreinte, se réjouit le restaurateur.

Du côté de la boulangerie Co_Pain, aucun sac en plastique n’est offert. Le pain et les pâtisseries à emporter sont emballés dans un papier ciré réutilisable et compostable. Autrement c’est tout ce qu’on va manipuler, explique le propriétaire Elki Imbeault. Pas de gants, on se lave les mains et quand on en vient à prendre les produits on prend des outils. C’est un peu plus long, mais pas moins facile qu’avec des gants.

Le propriétaire de la boulangerie Co_Pain, à Moncton, Elki Imbeault. Le propriétaire de la boulangerie Co_Pain, à Moncton, se réjouit de l'initiative annoncée par Justin Trudeau sur les objets en plastique à usage unique. Photo : Radio-Canada

Ce qu’il reste à faire

Les restaurateurs admettent cependant qu’il leur reste du travail à faire, mais assurent qu’ils sauront s’adapter d’ici 2021.

Il en reste toujours, admet Gilles Ratté. Des fois on fait face à une impossibilité parce qu’on ne trouve pas le produit de remplacement. Donc oui on a encore du plastique.

Par exemple, Guacamole vend encore des bouteilles de jus et d’eau en plastique. On n’a pas le contrôle de tout et c’est ce qui est agaçant. On a essayé avec les bouteilles d’eau de trouver un remplacement et on n’a pas trouvé encore.

Du côté de Co_Pain, ce sont les petits couverts sur les cafés pour emporter qui sont toujours en plastique.

Je pense qu’on a 85 % de fait, et le 15 % restant doit aussi provenir de l’industrie qui fabrique ces produits , conclut Gilles Ratté. Il espère que la date limite de Justin Trudeau de 2021 forcera l’industrie à fabriquer des produits de remplacement, ce qui l’aiderait lui à offrir un service 100 % biodégradable.

Avec les informations de Wildinette Paul

Nouveau-Brunswick

Pollution