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Caribou de Val-d'Or : les positions des parties sont « campées », constate Pierre Dufour

Pierre Dufour, encadré d'une femme et d'un homme, parle derrière un lutrin du gouvernement du Québec.

Pierre Dufour tenait une consultation sur le caribou à Val-d'Or, le 10 juin.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Thomas Deshaies

Le ministère des Forêts tenait lundi à Val-d'Or une consultation dans le cadre de l'élaboration de la stratégie pour la sauvegarde des caribous forestiers. Des représentants des industries, des municipalités et des organismes voués à la protection de l'environnement sont venus s'exprimer, notamment sur le cas de la harde de caribous de Val-d'Or. Le ministre a constaté que les différentes parties semblent être inflexibles quant à leur position sur le sujet.

C'est que quand tu es rendu à ce nombre de têtes là [18 individus], les gens sont peut-être plus campés sur leur position à savoir si ça vaut encore la peine de vouloir faire quelque chose, a déclaré Pierre Dufour lors d'un point de presse qui a suivi la consultation. Par contre, à l'opposé, tu as des clientèles qui disent "si on n'essaie rien, on manque un peu le bateau".

Le président de l'Action boréale, Henri Jacob, qui participait à la rencontre, fait le même constat. Les positions sont restées les mêmes dépendamment du secteur, a-t-il déploré. À un moment donné, ils sont prêts à protéger le caribou, mais personne ne veut faire de concession.

M. Jacob croit que le ministre devra prendre des décisions qui susciteront inévitablement la grogne chez certains. À un moment donné, il va falloir qu'il prenne position puis qu'il tranche. C'est là qu'on va savoir si c'était juste du discours ou si vraiment, M. Dufour avait l'intention de changer la façon de faire , a-t-il souligné.

Soustraire du territoire?

En entrevue, Pierre Dufour s'est montré prudent quant à la possibilité de diminuer le territoire accessible pour des activités minières ou forestières dans le but de protéger les caribous.

Lorsqu'on va prendre une décision, il faut penser à tous les impacts que ça peut avoir, sur l'ensemble des utilisateurs, sur l'ensemble des joueurs. Et combien on a de chances de réussite, peut-être plus grande à un endroit ou un autre, pour protéger l'espèce , a-t-il répondu, tout en soulignant l'importance de la conciliation des usages.

Quelques dizaines de personnes participent à une consultation publique dans une salle de congrès.

Des représentants des industries, des municipalités et des organismes voués à la protection de l'environnement sont venus s'exprimer.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Le ministre promet toutefois qu'à l'issue de ces consultations, la stratégie retenue prendra en compte les particularités régionales. C'est sûr et certain que les trois populations isolées, versus les autres endroits, ce ne sera pas les mêmes actions possibles qui vont être prises , a-t-il déclaré.

Le chef de la communauté de Long Point, Steeve Mathias, estime quant à lui qu'il y aura nécessairement une confrontation entre les enjeux économiques et de préservation de l'espèce. Je suis sûr qu'il va y avoir des choix qui ne seront pas faciles, qu'il va y avoir des répercussions néfastes, que ce soit dans le domaine forestier, a-t-il déclaré. Je pense que dans la communauté anichinabée, il va falloir se positionner dans ce dossier-là.

La stratégie doit être mise en œuvre en 2021, mais le ministre promet des actions ponctuelles avant cette date butoir.

Abitibi–Témiscamingue

Politique provinciale