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Les « maternelles 4 ans », néfastes pour la Côte-Nord?

Des représentants de la CSN, des employés et des directrices de CPE nord-côtiers en point de presse.

Le volet régional de la campagne « 4 ans, c'pas grand » était lancé à Sept-Îles par des représentants de la CSN, des employées et directrices de CPE de la région

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Nicolas Lachapelle-Plamondon

La «maternelle 4 ans», projet phare du gouvernement Legault, continue de diviser au Québec. À Sept-Îles aujourd’hui, la CSN, accompagnée d'employées et de directrices de CPE nord-côtiers, lance le volet régional de sa campagne d'opposition au projet.

La centrale syndicale fait valoir que le projet des « maternelles 4 ans » va nuire à la vitalité des villages de la Côte-Nord.

Laurie Cormier en entrevue

Selon Laurie Cormier, directrice du CPE Sous le bon toit, les CPE sont important pour la vitalité de plusieurs petits villages de la Côte-Nord.

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Certaines personnes vont perdre leurs emplois et vont devoir fermer leur milieu familial. Ça affecte le tissu social.

Laurie Cormier, directrice générale du CPE Sous le bon toit

Plusieurs emplois seraient d'ailleurs déjà en péril. Laurie Cormier est bien placée pour le constater. La directrice générale du CPE Sous le bon toit à Sept-Îles peine à combler les places destinées aux 4 ans, tant en institution qu’en milieu familial.

Les CPE, meilleur pour les enfants ?

Selon M. Cormier, les CPE sont meilleurs pour le développement de la petite enfance.

Un éducateur y est responsable d’un maximum de 10 enfants tandis qu’une classe peut compter jusqu’à 17 élèves pour un seul enseignant. Les éducateurs en CPE seraient donc plus attentifs aux besoins des enfants et plus à même d’assurer le suivi avec les parents.

La maternelle 4 ans pour tous les enfants d'ici 2022

Le gouvernement Legault prévoit l’ouverture de 250 maternelles 4 ans à l’automne. La province comptera alors 644 maternelles 4 ans.

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, estimait en février dernier que l'implantation de ces classes partout au Québec coûterait à terme « de 400 à 700 millions de dollars » par année au Trésor public, sans compter les coûts de construction.

Pour Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord de la CSN, cet argent serait mieux investi dans le réseau des CPE.

Guillaume Tremblay, président du Conseil central de la Côte-Nord de la CSN, en entrevue

Guillaume Tremblay pense que la fermeture de service de garde en milieu familial pourrait laisser en plan les enfants de moins de 4 ans.

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Si on prenait cet argent-là pis on le mettait dans un service qui fonctionne déjà très bien et qui est envié par tout le monde, là je pense qu'on retirerait des bénéfices comme société.

Guillaume Tremblay, président, Conseil central Côte-Nord de la CSN

La CSN compte sensibiliser d'ici l'automne les parents aux bénéfices des CPE ainsi qu'à l'impact de leurs fermetures.

Côte-Nord

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