•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Jason Kenney tente de tisser des liens avec les chefs autochtones de l’Alberta

Jason Kenney, le premier ministre de l'Alberta est assis autour d'une table circulaire avec des membres de son gouvernement et des représentants de différents groupes autochtones.

Les membres du gouvernement ont reçu les représentants des différents groupes autochtones au Government House à Edmonton.

Photo : Radio-Canada

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier ministre de l’Alberta a rencontré la majorité des représentants des communautés autochtones de l’Alberta, lundi après-midi, pour discuter de nouvelles occasions d’affaires que le Parti conservateur uni a promis de leur offrir.

Tous les dirigeants et les grands chefs des Premières Nations de l’Alberta ont été conviés à Edmonton, le 10 juin, pour cette première rencontre officielle avec Jason Kenney.

Le premier ministre de l’Alberta souhaitait discuter des solutions pour « améliorer les relations de son gouvernement avec les Premières Nations ».

« Aujourd’hui, nous redonnons vie à ce qui, je l’espère, deviendra une tradition », a dit Jason Kenney, qui espère que cette rencontre aura lieu tous les ans.

Oui, mais...

À son arrivée à la rencontre, le chef de la Première Nation des Chipewyan d'Athabasca, Allan Adam, en a profité pour rappeler que les membres du gouvernement Kenney avaient cessé de reconnaître qu’ils se trouvaient sur des territoires traditionnels autochtones, comme le faisait systématiquement l’ancien gouvernement au début d'activités publiques.

« Nous attendons de cette rencontre que M. Kenney commence à se souvenir que nous sommes sur un territoire du Traité numéro 6 [...] parce que cette reconnaissance est des plus importante pour nous », a-t-il déclaré.

Allan Adam, le chef de la Première Nation des Chipewyan d'Athabasca.

Allan Adam, le chef de la Première Nation des Chipewyan d'Athabasca.

Photo : Radio-Canada

Devant les représentants des Premières Nations, le premier ministre a fini par corriger cette omission lundi et a affirmé vouloir « partager la prospérité [de l’Alberta], dans l’esprit des traités ».

« Vos histoires, vos langues et vos cultures continuent d’enrichir notre province vibrante »,  leur a-t-il dit. « Merci à nos Premières Nations. »

Pétrole, économie, pipeline

C’est avec ce préambule que Jason Kenney a ouvert les discussions sur ses visions visant à favoriser la participation financière des Premières Nations dans les projets énergétiques importants, comme les pipelines.

Lors de sa campagne électorale, il s’était engagé à créer une société d’État capable de soutenir jusqu’à 1 milliard de dollars d’investissements autochtones. La discussion a largement porté sur la mise sur pied de cette société, rebaptisée Indigenous Opportunities Corporation.

« Monsieur le premier ministre, vous dites que l’Alberta est “prête à faire des affaires”. Mais nous ne sommes pas prêts à en faire tant que vous et vos ministres ne vous attaquez au processus de consultation plus sérieusement, a martelé Arthur Noskey, grand chef du Traité no 8. L’Alberta ne fera pas d'affaires tant que la question des consultations auprès des Premières Nations ne sera pas résolue. »

Il a toutefois parlé d’une première rencontre « positive » avec le premier ministre, lundi. Il s’est dit passablement rassuré par l’attitude de Jason Kenney, et ses promesses de mener des consultations adéquates auprès des communautés autochtones.

Le chef espère que ces communautés verront bel et bien les profits des grands projets énergétiques auxquels on les invite à participer.

« Nous n’avons pas de routes pavées et certaines [de nos communautés] n’ont pas d’eau potable adéquate », rappelle-t-il. « On espère que, en allant de l’avant, il y aura des bénéfices. »

Le chef de la Première Nation Blood Kainai, Roy Fox, est lui aussi optimiste pour la suite de ses relations avec le gouvernement albertain.

« Ma première impression, c’est qu’il s’agit d’un début réussi », croit-il.

Cette rencontre économique arrive près d’une semaine avant qu’Ottawa ne se prononce sur le projet Trans Mountain, et alors que plusieurs groupes autochtones, albertains, mais aussi de différentes provinces de l’Ouest, ont récemment manifesté leur désir de devenir actionnaires de l’oléoduc.

« Nous sommes en faveur de l’expansion du pipeline Trans Mountain, a toutefois dit Allan Adam. [Mais] il y a encore des obstacles à surmonter, mais la province n’a absolument rien à dire à ce sujet qui ne concerne que les Premières Nations et le gouvernement fédéral. »

L'expansion du pipeline Trans Mountain fait également face à une opposition soutenue de différents groupes autochtones et environnementalistes, ainsi que de la Colombie-Britannique.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !