•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Roberge promet d'améliorer les infrastructures pour les écoliers autistes

Une école de plusieurs étages vue de l'extérieur, entourée d'arbres et de quelques voitures garées.

L'École de l'Étincelle, dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal, accueille une clientèle d'enfants atteints du trouble du spectre de l'autisme.

Photo : Radio-Canada / Conrad Fournier

Radio-Canada

À la suite d'une visite, lundi, à l'École de l'Étincelle à Montréal, le ministre de l'Éducation du Québec, Jean-François Roberge, s'est engagé à améliorer les conditions de vie du personnel et des 135 élèves autistes qui la fréquentent.

Jean-François Roberge dit avoir été ému aux larmes de ce qu'il a vu à l'École de l'Étincelle : « Je visite beaucoup d'écoles. [...] Ce que j'ai vu ici est quand même venu me chercher. »

Le ministre a été impressionné par le dévouement des enseignants et des professionnels, qui s'efforcent de sécuriser et de stimuler les jeunes autistes dans des lieux pourtant inadéquats, de l'aveu même du ministre.

« Ça a été négligé, et il faut que ça cesse », a-t-il dit.

Dans une lettre envoyée au ministre fin mars, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) et d'autres parties au dossier avaient affirmé que la sécurité des élèves et du personnel était « fortement compromise » dans ce bâtiment centenaire.

Le ministre est intervenu deux mois plus tard, après que des employés de l'école eurent alerté Radio-Canada. Selon le personnel de l'Étincelle, la situation était telle que de jeunes autistes en crise devaient être isolés dans des placards, faute de lieu plus approprié pour les calmer.

L'École de l'Étincelle souffre aussi « d'un manque de services criant », affirme Catherine Renaud, de l'Alliance des professeurs et professeures de Montréal. « La population d'élèves a doublé dans les dernières années, mais les services professionnels sont restés les mêmes. »

Lundi, Jean-François Roberge a promis des améliorations à court terme. « Avec les rénovations de cet été, on aura un lieu qui va être correct », a-t-il assuré.

À moyen terme, ça prendra une école soit complètement retapée soit une école neuve, plus adaptée aux besoins de ces élèves, [de leurs] enseignants et des professionnels.

Jean-François Roberge, ministre de l'Éducation du Québec
Un homme répond aux questions de journalistes, debout, à l'extérieur, devant la pancarte de l'École de l'Étincelle.

Le ministre de l'Éducation du Québec, Jean-François Roberge, promet d'allouer des ressources aux écoles s'occupant d'élèves vulnérables et qui en feront la demande.

Photo : Radio-Canada

« On va investir » – Jean-François Roberge

Plus encore, le ministre a promis des ressources aux commissions scolaires de l'extérieur de Montréal qui en feront la demande pour desservir cette clientèle. De nombreux parents vivant hors de Montréal n'ont d'autre choix que de recourir aux services existant dans la métropole, ceux-ci n'étant pas offerts dans leurs régions.

 Je dis aux commissions scolaires : faites des demandes; vous allez être agréablement surpris par l'ouverture du gouvernement du Québec , a affirmé le ministre.

Faites-nous des demandes de rénovation, d'agrandissement, de construction d'écoles adaptées aux besoins des élèves, le gouvernement est là pour les élèves vulnérables.

Les ressources vont être là. On va investir dans notre jeunesse et on va investir pour reconnaître le travail des professionnels.

Jean-François Roberge, ministre de l'Éducation du Québec

Un nouveau projet pour l'École de l'Étincelle

La présidente de la CSDM, Catherine Harel-Bourdon, affirme que M. Roberge semble avoir bien compris les besoins des écoliers et du personnel de l'École de l'Étincelle lors de sa visite.

Déjà, des locaux ont été aménagés dans l'immeuble, et des travaux totalisant plus de 700 000 $ devraient être effectués cet été. Ces travaux étaient prévus depuis des mois, a spécifié Mme Harel-Bourdon.

Le 19 juin, la CSDM déposera au conseil des commissaires un projet prévoyant la « réhabilitation complète » d'un immeuble existant et excédentaire, rue Nicolet dans Hochelaga-Maisonneuve, où chaque salle de classe disposerait de toilettes, par exemple.

C'est dans ce bâtiment que pourrait être relocalisée l'École de l'Étincelle, a expliqué Catherine Harel-Bourdon, moyennant « des investissements s'élevant à des dizaines de millions de dollars ». Cela permettrait aux élèves d'avoir des locaux d'apaisement, de retrait et de motricité, « parce que les élèves ont besoin beaucoup de bouger, à certains moments ».

Ce projet pourrait être présenté au mois d'août au gouvernement du Québec. « J'espère que le ministère [de l'Éducation] ira le plus vite possible dans ses réponses concernant ce dossier-là », a dit la présidente de la CSDM.

Autisme, déficience, problèmes médicaux...

La visite du ministre lundi a aussi permis de faire avancer les discussions concernant certains élèves de l'École de l'Étincelle, qui ont non seulement un trouble du spectre de l'autisme, mais aussi une déficience intellectuelle ou d'autres problèmes médicaux.

Jusqu'à présent, le ministère de l'Éducation ne reconnaissait pas les besoins de ces enfants dans « plusieurs sphères », explique la présidente de la CSDM. Par conséquent, le financement accordé à l'école n'était pas adapté à cette réalité.

« À la CSDM, le financement pour les élèves à besoins particuliers est plus bas que ce que ça nous coûte réellement », dit Catherine Harel-Bourdon.

Avec les informations de Louis de Belleval

Avec les informations de La Presse canadienne

Grand Montréal

Politique provinciale