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« On est encore une société qui a besoin du pétrole », plaide Trudeau

Justin Trudeau sort de sa voiture de fonction.

Justin Trudeau, à son arrivée lundi à la Maison de Radio-Canada. Il a accordé une entrevue d'une quinzaine de minutes à Gravel le matin.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

François Messier

À moins de cinq mois des prochaines élections fédérales, Justin Trudeau défend la crédibilité environnementale de son gouvernement, mise à mal par sa décision d’acheter l’oléoduc  Trans Mountain pour 4,5 milliards de dollars.

Dans une entrevue accordée lundi à Gravel le matin pour faire le bilan de son mandat, le premier ministre du Canada a nié parler « des deux côtés de la bouche », soit se poser en défenseur de l’environnement sans agir en conséquence.

« Au contraire. Ce qu’on reconnaît, c’est qu’il faut absolument agir pour protéger l’environnement, et on est en train de le faire », a-t-il assuré, avant de défendre sa décision d’investir dans un oléoduc.

Il faut reconnaître qu’on est encore une société qui a besoin du pétrole. On a besoin d’essence dans nos voitures.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

« On a des ressources pétrolières au Canada, mais comme on a vu, malheureusement, il y a de plus en plus de pétrole transporté par train. On le sait, que c’est un problème », a-t-il souligné, sans évoquer directement la tragédie de Lac-Mégantic, qui a fait 47 morts en juillet 2013.

« C’est pour ça qu’on sait que des oléoducs bien faits, bien gérés, avec un système en place pour répondre aux accidents possibles, c’est une meilleure façon de faire que se fier sur les rails », a poursuivi Justin Trudeau.

Selon le premier ministre, il est essentiel que la capacité de l’oléoduc Trans Mountain, qui achemine du pétrole vers Burnaby, en Colombie-Britannique, soit doublée afin que les exportations vers les marchés étrangers augmentent.

À défaut d’y parvenir, le Canada est « prisonnier » du marché américain, et n’obtient pas un juste prix pour son pétrole. « On a besoin d'accéder aux nouveaux marchés hors des États-Unis, et c’est exactement ce qu’on fait », a-t-il affirmé.

Justin Trudeau a fait valoir que son gouvernement avait tout de même imposé un « prix sur la pollution », en décrétant une tarification du carbone dans les provinces canadiennes qui n’avaient pas déjà pris des mesures dans ce sens.

Le chef conservateur Andrew Scheer dit pour sa part ouvertement qu'il est en faveur du développement d'oléoducs au pays. Il a d'ailleurs soutenu à la mi-mai qu'il tâcherait de mettre en place un « corridor d'énergie pancanadien » s'il était élu l'automne prochain.

Plus tôt ce printemps, il a pourfendu le plan de tarification du carbone du gouvernement, et a fait savoir que « [son] premier geste à titre de premier ministre sera de mettre la taxe carbone de Justin Trudeau à la poubelle ».

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