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Raptors : un moment de gloire attendu depuis 24 ans

Kawhi Leonard (au centre) est surveillé étroitement par DeMarcus Cousins (à gauche) et Andre Iguodala.

Kawhi Leonard (au centre) est surveillé étroitement par DeMarcus Cousins (à gauche) et Andre Iguodala.

Photo : Getty Images / Vaughn Ridley

Matthew Cullen

Des Canadiens de partout au pays pourraient être témoins lundi soir d’un moment historique grâce aux Raptors de Toronto. En tête dans la finale de la NBA 3-1 face aux Warriors de Golden State, la formation canadienne n’est plus qu’à une victoire du titre. Elle pourrait remporter le trophée Larry O’Brien à domicile devant ses partisans.

Il n’y aurait pas de meilleure fin de saison pour la seule franchise canadienne qui est sans titre depuis sa création, en 1995. Depuis leurs débuts, il y a 24 saisons, les Raptors ont traversé de nombreux moments difficiles et, chaque fois, les amateurs ont eu le cœur brisé ou sont devenus amers après une saison de nouveau décevante.

Cette saison, c’est différent. Les Raptors ont réussi à balayer les doutes après deux victoires convaincantes sur le parquet des Warriors à Oakland lors des 3e et 4e matchs. Cette équipe aura désormais trois chances de remporter sa première finale contre les doubles champions en titre.

Un championnat, qu’est-ce que ça signifie?

« Je ne sais pas. Il faudra demander à l’un de nos partisans. »

Ce sont les propos honnêtes de Kawhi Leonard après le quatrième match, vendredi soir, à Golden State.

Certes, Leonard a une certaine attitude quand il répond aux questions, mais il sait très bien que la passion pour le basketball n’a jamais été aussi forte au Canada.

Des joueurs de basketball pendant une partie.

Serge Ibaka des Raptors et Kevon Looney des Warriors au cours du match de vendredi.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Ça fait plusieurs années que le lieu de rassemblement des partisans, le « Jurassic Park », existe, mais il est devenu beaucoup plus important.

Il y aura des milliers d’amateurs lundi soir dans les rues de Toronto et même dans celles d’autres villes, comme Halifax ou Saskatoon, qui ont créé leur propre version de ce rassemblement.

D’ailleurs, il y a même certains partisans passionnés qui ont commencé à faire la file devant l’entrée du Jurassic Park trois jours avant le match à Toronto.

Si l’on exclut la victoire du Toronto FC au soccer en 2017 — certes, fêtée à Toronto, mais pas suivie à l’échelle nationale —, les partisans canadiens n’ont pas connu un championnat majeur depuis 1993 (les Blue Jays de Toronto et le Canadien de Montréal).

Donc, un partisan qui a moins de 27 ans, ne sait pas ce que c’est que de remporter un championnat.

Nous croyons toujours à notre équipe.

Stephen Curry, joueur des Warriors

Les Warriors se disent prêts à répéter ce qui n’a été fait qu’une seule fois dans l’histoire de la NBA en 34 essais : rattraper un retard de 3-1 en finale.

Cet exploit n’a été accompli que par les Cavaliers de Cleveland, menés par LeBron James, qui affrontaient les Warriors en 2016.

La ville de Toronto, elle est prête. Le Canada est prêt. Les joueurs ont l’air prêts.

Les Raptors ont montré qu’ils n’avaient qu’un but en tête, après les deux victoires en Californie. Il n’y avait aucune célébration après le match ni même un sourire. Cela est une belle indication de la concentration des joueurs.

Reste à voir si les Raptors pourront garder cette même concentration lundi soir pour atteindre le but ultime : un premier championnat de basketball pour le Canada.

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