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Parc de la Gaspésie : de la raquette sous le soleil de juin

Parc de la Gaspésie en juin

Parc de la Gaspésie en juin

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Joane Bérubé

Le printemps froid a des impacts inattendus dans le parc de la Gaspésie, où plusieurs sentiers sont encore enneigés et accessibles seulement en raquettes. D’autres sentiers, comme le Mont-Albert, demeurent fermés.

Au grand plaisir des skieurs, il a neigé abondamment cet hiver sur le parc de la Gaspésie. Cette neige est arrivée tôt dans la saison. L’hiver sans redoux ou presque a été suivi d’un printemps glacial et paresseux.

La neige est restée.

Afin de préparer le parc pour la saison estivale, il a fallu sortir la déneigeuse pour dégager des stationnements et des chemins, comme la route 16, qui donne accès au mont Jacques-Cartier et qui n’est pas déneigée l’hiver.

On n’avait jamais fait ça avant. Une première historique pour le parc national de la Gaspésie , commente le directeur du parc, Pascal Lévesque.

Parc de la Gaspésie vu du lac Neuf

Parc de la Gaspésie vu du lac Neuf

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Il y a toujours eu de la neige dans les Chic-Chocs en juin et même jusqu’en août, précise Pascal Lévesque. Mais, ajoute-t-il, cette année, c’est exceptionnel.

On a presque deux semaines de retard sur la fonte habituelle.

Les randonneurs qui veulent se rendre au mont Ernest-Laforce ou au Richardson doivent encore mettre des raquettes. Ce sont des conditions hivernales , précise un préposé aux touristes.

Le parc loue tout l’équipement, bottes, skis et raquettes, pour ceux qui croyaient être déjà rendus à la belle saison.

Pour des raisons de sécurité, des sentiers importants comme le Mont-Albert (versant nord), le Tour-du-Mont-Albert ou le Mont-Xalibu ne seront ouverts que le 15 juin au lieu du 2e samedi de juin, comme c’est la tradition.

Parc de la Gaspésie, début des sentiers

Parc de la Gaspésie, début des sentiers

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

La neige fait des ponts sur les ruisseaux et les grosses roches, des fois ça défonce, il y a des risques pour les visiteurs. Il peut aussi y avoir de la difficulté à se retrouver dans le sentier; la signalisation n’est pas toujours bien visible à cause de la neige , explique le directeur du parc.

Comme la fonte des neiges a été retardée, la crue des eaux l’a aussi été.

Cette année, la rivière Sainte-Anne a connu ses plus hauts débits au cours des premiers jours de juin.

Les lacs et les rivières du parc débordent et l’accès à certains endroits a dû être fermé. Normalement, ces situations surviennent en mai. Les équipes de travail ont dû s’adapter.

La rivière Sainte-Anne

La rivière Sainte-Anne

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Le printemps est une saison occupée pour les employés du parc.

Tout démarre presque en même temps, indique le directeur. L’impossibilité d’aller dans certains secteurs nous a permis de régler d’autres éléments dans d’autres secteurs, dans la vallée. On a été capables de moduler la séquence de travail. Quand les autres secteurs vont être accessibles, on va avoir une équipe de frappe!

Le beau temps accélère la fonte et le parc est assez vaste pour offrir encore plusieurs sentiers et activités aux visiteurs, et il y en a.

Les touristes sont même arrivés plus tôt et plus nombreux qu’à l’habitude.

Une tente dans un terrain de camping.

Les campeurs sont déjà arrivés.

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Déjà au cours du week-end, le Camping de la Rivière affichait complet. Quelques sites ont dû être ouverts au Camping Mont-Albert.

Je suis allé faire une randonnée dans le secteur du mont Olivine, et j’ai dû croiser au moins 150 personnes , indique Pascal Lévesque.

Le directeur souligne que la popularité du parc s’agrandit d’année en année. Ça se traduit par une augmentation de la fréquentation en début et en fin de saison.

Plusieurs touristes sont des Européens plutôt surpris et même contents de voir de la neige, selon les employés du parc.

La saison est aussi parfaite pour l’observation de la faune.

C’est sûrement ce que devait se dire le jeune orignal qui regardait passer les voitures, samedi, près du Camping de la Rivière.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Environnement