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Mort de la baleine noire Wolverine : certaines causes écartées

Les trois cicatrices sur le dos de la baleine noire.

Le jeune mâle de 9 ans avait été nommé Wolverine en raison des cicatrices qui rappelaient le personnage des bandes dessinées Marvel.

Photo : New England Aquarium

Radio-Canada

La mort de la baleine noire Wolverine, dont la carcasse a été repérée mardi à la dérive dans le golfe du Saint-Laurent, ne semble pas être due à la pêche ou au trafic maritime, selon Pêches et Océans Canada.

Les résultats de la nécropsie pratiquée vendredi sur une plage de l’île Miscou, au Nouveau-Brunswick, ne sont pas concluants , a annoncé le ministère fédéral samedi. Les experts ont été incapables de déterminer avec certitude la cause de la mort de l’animal, repéré lors d’un vol de surveillance aérienne. Des tests plus approfondis seront effectués.

Pêches et Océans Canada précise cependant que la mort du mâle âgé de 9 ans ne semble pas avoir été causée par un enchevêtrement dans des cordages de pêche ou par une collision avec un navire, qui sont deux raisons majeures des mortalités de baleines noires dans le golfe du Saint-Laurent ces dernières années.

Wolverine avait déjà survécu à une collision avec un bateau et trois enchevêtrements dans des engins de pêche. Le mâle avait été aperçu à plusieurs reprises en Floride et dans les eaux canadiennes depuis sa naissance en 2010.

Les scientifiques lui avaient donné le nom de Wolverine en raison des trois cicatrices, rappelant les griffes du personnage de bande dessinée, visibles sur son dos.

La baleine sur la plage, vue de loin.

Après plusieurs heures de travail de la Garde côtière canadienne, entre autres, la carcasse de la baleine morte repérée le 4 juin dans le golfe du Saint-Laurent a enfin été remorquée sur une plage de Miscou, dans le nrod-est du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Fahmy

Après 12 morts de baleines noires, une espèce en voie de disparition, dans le golfe du Saint-Laurent en 2017, le gouvernement fédéral avait mis en place des mesures strictes pour les protéger, limitant la vitesse des navires et encadrant les pêches dans certaines zones. Aucune mortalité n’avait été relevée depuis.

Selon les plus récentes estimations, il ne resterait que 411 baleines noires de l’Atlantique Nord, dont à peine 71 femelles reproductrices.

Les chercheurs se mettent à l'oeuvre autour de la carcasse

Une quarantaine de personnes du ministère des Pêches et des Océans, de l’organisme Marine Animal Response Society et des chercheurs universitaires, ont effectué la nécropsie.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Les derniers mois ont offert de timides signes d’espoir pour l’espèce, puisque les chercheurs ont aperçu sept nouveaux baleineaux en compagnie de leur mère dans les eaux du sud-est des États-Unis, où les baleines noires séjournent avant de remonter vers le Canada.

Selon le ministère des Pêches et des Océans du Canada, les baleines noires de l’Atlantique Nord peuvent vivre au moins 75 ans. À 9 ans, Wolverine était considéré comme un jeune adulte.

Avec les informations de La Presse canadienne

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